Vendredi 22 janvier

Nous profitons du calme et de la fraîcheur à l’hôtel Zem Batik pour poursuivre la rédaction de nos comptes rendus. A 10h nous revoyons Mr BATIONO, chargé de mission au cefcod. Nous lui faisons un compte rendu de notre mission à Dargo de nos impressions positives sur le travail de l’association Nazongdzonga. La sensibilisation à l’eau saine a été faite sur 1550 personnes ainsi que les différentes formations (alphabétisation du responsable de Nazongdzonga, formation en informatique, formation à la gestion). Nous lui commandons l’évaluation demandée sur le projet de la Francophonie tout en lui disant que nous ne pouvons pas encore nous engager sur la somme étant donné que nous attendons le feu vert de la Francophonie à Paris pour insérer dans le projet cette évaluation faite hors délai. Nous l’informerons de notre décision le plus rapidement possible car l’évaluation doit être faite dans un délai très court. Après notre entrevue, nous recevons un appel téléphonique de Mr Guégdébé qui avait été mis au courant de notre problème par le Secrétaire général de la Francophonie M Konaté , que nous avions rencontré à Ouagadougou. La réponse est positive, Mr Guégdébé nous dit être très content du projet Francophonie, qui a été mené à son terme. Il estime donc que nous pouvons faire réaliser l’évaluation finale hors projet.

Après un rapide repas pris sur le goudron (au bord de la route goudronnée), nous reprenons notre travail de rédaction et à 15h Joseph vient nous chercher avec un taxi loué à la demie journée (5000FCFA = 7,5€) pour aller à nos différents rendez-vous et faire quelques courses personnelles mais nécessaires (pharmacie, rien de grave) Nous avons rendez vous à la caisse nationale de sécurité sociale où nous rencontrons le responsable chargé des cotisations retraites pour évoquer le problèmes des cotisations (juin décembre 2007) de Joseph qui n’ont pas été versées par le SPF burkinabé et qui ont entraîné des pénalités puis les cotisations 2008 que le SPF de Seine et Marne ne pouvait pas verser n’étant pas l’employeur. Après discussion, le chef de service propose que nous versions les cotisations de l’année 2008.

Deuxième rendez-vous : la Fédération des caisses populaires pour connaître les modalités et le prix d’un virement depuis la France. Ils vont nous envoyer les documents par internet. Nous prenons un peu d’argent au distributeur automatique, achetons la crème calmante pour la peau et nous filons vers la grande mosquée à la recherche d’une boutique, connue par Thomas, qui vend une crème de karité qu’il a l’habitude de rapporter pour des femmes en France. Heureusement que les Burkinabé sont serviables car au milieu de tous ces petits commerces, il ne nous a pas été facile de trouver cette boutique (maintenant nous avons un plan). Retour à l’hôtel ,bien poussiéreuses, après avoir respiré quelques bouffées de gaz d’échappement (à Ouaga on voit l’air qu’on respire…)

Samedi 23 janvier

Journée studieuse, après avoir réfléchi au problème des cotisations retraites de Joseph, nous avons décidé que le SPF devait lui régulariser l’année non payée. Il ne viendrait pas à l’idée des responsables de l’association SPF de salarier en France une personne sans la déclarer ni lui payer ses cotisations sociales. Nous avons compté l’argent restant et l’avons réparti en 4 : une somme d’argent pour la fin de mission La cotisation pour la retraite de Joseph La remise d’argent pour démarrer le projet de Pag la Zaka Une somme d’argent pour acheter des objets dont les bénéfices reviendront au projet à Dargo.

Après la séance financière, nous nous sommes replongées dans le rapport final de la Francophonie et le compte rendu des différentes réunions de travail que nous avons eu avec Pag la Zaka. A 16h30, nous avions terminé ce travail avec un petit arrêt pour le repas de midi dans un tout petit maquis (restaurant) ou nous avons mangé un très bon riz sauce + eau pour 1300FCFA (moins de 2€ pour nous deux). Il était trop tard pour aller au marché artisanal, nous avons fait une pose, la première depuis notre départ et le soir nous sommes allées manger un succulent poulet à l’ail avec de frites, un peu cher (8 800 FCFA soit 13€ pour 2) quelle folie !!!, demain nous serons plus raisonnables et retournerons au maquis pour 2€.

Dimanche 24 janvier

Ce matin nous devions aller au marché artisanal, c’est remis à ce soir. Nous reprenons nos relectures et finissons nos comptes rendus, blog…pour envoyer le tout aujourd’hui par Internet. Cet après midi nous avions rendez vous avec Joseph pour voir les dégâts causés par les inondations de septembre ainsi que quelques personnes aidées par l’aide d’urgence envoyée par la fédération du SPF de Seine et Marne et les comités Meaux et Pontault Combault. Nous avons d’abord rencontré un infirme dû à la poliomyélite, sa maison en banco a été totalement détruite et qui n’a pas assez d’argent pour reconstruire. Nous visitons ensuite trois autres familles qui ont eu une partie de leurs bâtiments détruits, pour l’une d’entre elle, l’association la Fijas a reconstruit vu l’urgence avec le financement SPF77. De très nombreuses familles ont tout perdu à Ouagadougou, certaines vivent encore sous les tentes, l’Etat intervient en leur donnant une parcelle et un peu d’argent pour débuter la construction.

Les familles les plus pauvres ne peuvent pas se payer de parpaing et reconstruisent en banco. Il faut savoir qu’on fabrique les briques de banco à partir de la boue séchée sans autre aditif comme la paille par exemple. Au contact de l’eau, qui monte dans les rues faute de pouvoir pénétrer rapidement dans le sol très sec, la base des maisons en banco se retransforme en boue. On voit cependant de plus en plus de maisons en parpaing construites par des fonctionnaires et commerçants, personnes qui peuvent obtenir des prêts. Vu l’heure tardive de la fin de notre visite, nous rentrons à l’hôtel. Nous nous proposons de lancer un appel pour aider M Kabore , infirme, à reconstruire sa maison.