Samedi16 et dimanche 17 janvier

Après un départ à 7h du matin et une piste affreuse jusqu'à Pouytenga, nous sommes à Fada vers 9h30. Nous ne trouvons pas le chemin local de Teebo, téléphonons à Djara qui nous dit de nous installer à la mission protestante, petit havre de verdure où il nous rejoint rapidement. Nous lui posons plein de questions sur nos filleuls et sur la marche de l’association, il nous répond très à l’aise et avec une maîtrise des connaissances concernant les enfants parrainés. Nous partons pour le local en prenant une route goudronnée, premier changement nous en verrons d’autres à Fada, la ville bouge. Plusieurs filleuls nous attendent, nous visitons les nouveaux locaux qui sont très bien : une vaste salle, qui sert pour les réunions, les fêtes et regarder la télévision et deux petites salles, une qui accueillera les ordinateurs et l’autre déjà ouverte qui sert de bibliothèque où les filleuls peuvent venir emprunter des livres. L’après midi beaucoup de filleuls sont rassemblés dans la grande salle et nous accueillent, il y a beaucoup de petits nouveaux, quelques grands nous reconnaissent. Certains nous demandent des nouvelles de leurs parrains et marraines et nous expliquent où ils en sont dans leurs études.

Dimanche nous emmenons nos filleules et quelques autres au marché avec une pause restaurant car 3h de marché nous ont épuisées mais nos filles sont très contentes, en fin d’après midi nous les raccompagnons dans leur famille et allons dire au revoir à Djara chez lui où nous avons le plaisir de revoir sa femme et ses enfants Sosthène et Séphora.

Lundi 18 janvier

Départ 7H pour Dargo où nous attendent les femmes de « Pag la Zaka ». La réunion consiste à mieux connaître les activités des groupements de femmes. Il faut savoir que cette association, devenue coopérative agricole, comprend 16 groupements de 20 et 40 femmes chacun qui ont une ou plusieurs activités comme du maraîchage, de l’embouche, de la transformation de produits ou de la vente au marché. Ces groupements ont adhéré peu à peu depuis 1999 à l’association. Elle gère une banque de céréales qui permet aux femmes d’acheter moins cher que sur le marché. C’est cette banque que les femmes veulent pouvoir développer par des revenus issus d’une activité commune car leurs réserves en céréales ne sont pas suffisantes au moment de la soudure (avant les prochaines récoltes) surtout si la saison des pluies n’a pas permis suffisamment de récoltes.

L’après midi, nous devons voir le maire mais après une longue attente nous apprenons qu’il nous recevra mardi à 8h. Avant de quitter Dargo, nous nous arrêtons à la fête des « masques » qui sont des gens de Dargo dont personne ne connaît l’identité. Ils ont de grands bâtons et parfois frappent les spectateurs de leurs danses. Ils jettent aussi des sorts. De retour à Boulsa, nous préparons notre séance de travail avec les femmes en vue de la préparation du petit projet.