Jeudi 14 janvier

Départ avec Joseph pour Dargo via Boulsa où nous arrivons à 12h. après avoir déposé nos bagages aux «Cases Boulsa » et pris un en cas nous partons pour Dargo. Nous constatons le long de la piste que des lignes électriques ont été installées jusqu’à Dargo le progrès arrive…Nous sommes accueillies par les membres de Nazongdzonga. Après les salutations d’usage nous nous mettons rapidement au travail, nous faisons le point sur les documents comptables du projet de la Francophonie qui nous manquent pour le rapport final. Nous emportons le cahier de comptes pour vérification. Avant de partir nous expliquons le but de notre mission qui est d’aider l’association de femmes « Pag la Zaka » à monter un projet de développement dans le but de les rendre autonomes financièrement Avant de partir nous prenons rendez-vous pour vendredi matin avec le groupement de femmes et vendredi après midi avec l’association Nazongdzonga. Il faut absolument quitter Dargo avant la nuit car bien que la piste ait été rénovée, il n’est pas sûr de rouler la nuit.

Vendredi 15 janvier

Après une nuit fraîche à Boulsa, nous voilà reparties pour Dargo où nous attendent les femmes de « Pag la Zaka ». Nous nous réunissons dans leur local qui sert aussi de banque de céréales et nous expliquons notre projet. La présidente prend la parole pour dire que les femmes ont déjà réfléchi à un certain nombre de projets comme un moulin à grain, une presse à karité ou un centre de tissage et de teinturerie. Nous leur expliquons qu’elles commenceront par un petit projet peu onéreux avant d’en monter un plus ambitieux. Les femmes se mettent à discuter ensemble et semblent d’accord pour la presse à karité. Nous leur expliquons la démarche qui est qu’elles doivent préparer le projet, se doter des documents comptables et rencontrer de futurs bailleurs pour réaliser les projets. Elles sont d’accord, nous convenons de nous retrouver lundi et mardi prochain pour travailler ensemble.

Les deux associations nous offrent un repas et nous profitons de ce moment pour leur remettre quelques cadeaux dont des couteaux  « suisse ». Brigitte, comme le veut une coutume française leur demande une pièce de monnaie contre les couteaux pour éviter de couper l’amitié. En plus d’être invitées à manger , nous gagnons presque 1000FCFA… L’après midi nous reprenons notre travail avec les hommes de Nazongdzonga qui nous remettent des documents comptables et nous discutons de la vente de l’eau ayant constaté une baisse des rentrées depuis octobre, la réponse est simple, il y a eu tant d’abeilles que personne ne pouvait approcher des bornes fontaines. Il a fallu nettoyer le château d’eau ainsi que toutes les bornes.

Rentrées à Boulsa de bonne heure (17H), nous nous mettons rapidement au travail car un certain nombre de comptes rendus nous attendent. Vers 20h, nous allons prendre notre repas au restaurant de l’hôtel et ce soir le choix est limité et ne correspond pas vraiment aux goûts des « Nasara » (blancs), c’est tô : plat national burkinabé (sorte de polenta de mil avec une sauce) ou soupe avec poulet. Brigitte se lance et prend du tô qu’elle n’apprécie pas du tout, heureusement la bière + quelques petits gâteaux trouvés au fond de la valise nous permettent de poursuivre notre travail. Demain nous partons de bonne heure pour Fada où nous rencontrerons des filleuls de l’association Tamayé.