dimanche 8 juin 2008
MISSION BURKINA 7
Par spf77, dimanche 8 juin 2008 à 11:25 :: Mission Burkina
Soirée de Vendredi 6 Juin : Nous traversons Ouaga 2000 que ni Bertrand ni Tienda ne connaissent. Puis retraversons Ouaga pour déposer Tienda et sa valise de billets puis de nouveau re-re-traversons Ouaga pour rentrer à l’hôtel. Issa nous attend avec les objets commandés en plus. On est vanné mais il faut quand même tout déballer. Nos 2 chambres ressemblent à des boutiques sur le canal. Bertrand retrouve 2 amies italiennes étudiantes de sa promo, Claudia et Nicla, qui font leur stage de Master dans la région (Burkina et Bénin).
Nous partons tous ensemble partager les fameuses brochettes : c’est une vraie opération « ventre creux » que nous menons puisque les amies n’ont pas mangé depuis 24h (trajet en bus depuis Cotonou). Bertrand en profite pour faire des commandes surréalistes de riz gras + frites + brochettes… Mais la délivrance se fait attendre, le service est au ralenti ce soir. Nous quitterons le repas à plus de 23h30 après une bonne soirée internationale (les gens de la promo sont éparpillés sur tous les continents). De retour à l’hôtel, l’heure des comptes a sonné, puis celle du dodo bien mérité.
Samedi 7 Juin : Nous avions eu l’idée quelque peu saugrenue, de pouvoir, éventuellement, faire un tout petit peu de tourisme aujourd’hui… Bon, ce tourisme se résumera à 1h au village artisanal. En effet, après le dernier petit déjeuner, le dernier tour au cyber, l’avant dernier point sur le compte rendu, la visite d’Abel , représentant des habitants de Dargo à Ouaga, nous avons rendez vous chez le maire de Dargo résidant à Ouaga. C’est aussi le chef coutumier du village.
Nous avons une discussion en présence du secrétaire général de la mairie, Tiendé, Joseph et Abel. Nous soulevons le problème de la propriété des installations et de la gestion des fonds. Nous nous mettons d’accord sur le fait qu’il faut faire un protocole respectant les lois du pays et protégeant également Nasongdzanga : normalement, d’ici 2, 3 ans, l’AEP étant neuve, l’association devrait avoir un fonds d’investissement relativement important. Il ne faudrait pas que la mairie ou d’autres services puissent l’utiliser à d’autres fins. Le maire demande au secrétaire général de se renseigner et de faire les papiers le plus rapidement possible. Il nous fait ensuite part des projets qu’il souhaite mettre en œuvre sur Dargo : transformer le collège en lycée pour que les enfants puissent être en seconde à Dargo, pour l’instant es lycéens vont suivre leur scolarité à Boulsa ou Bogandé, ce qui entraîne des frais pour les familles et pousse à l’arrêt des études. Et plus tard un internat pour les filles du collège. Pour l’instant celles venant des autres villages ont des difficultés pour se loger ou assumer les aller-retours. Il nous parle ensuite du jumelage en cours avec Evain-Malmaison. Il nous offre des brochettes épicées et des sucreries. Nous nous saluons très chaleureusement et demandons la route. Nous retrouverons Abel et Tienda à l’aéroport ce soir pour un dernier au revoir.
Nous allons ensuite profiter de NOTRE heure en mode « TOURISTE » nous allons au village artisanal pour quelques emplettes. Nous sommes très optimistes sur la capacité d’extension de nos valises face à la masse d’objets à ramener. A la sortie, nous explosons notre budget quotidien « mendiant » avec le nombre de femmes avec des petits jumeaux.
Fabrice tente ensuite de nous emmener sur la tombe de Thomas Sankara (président emblématique du Faso) mais nous nous retrouvons dans un cimetière-décharge, Bertrand est très déçu…
Pas le temps cependant de se lamenter, un nouveau défi nous attend : LES VALISES ! Nous entassons objets et vêtements selon une logique de couches : fragile/protection/fragile… On manque quand même de t-shirts pour tout emballer. Les statues trop longues, les masques trop grands, les motos tordues… un bordel que nous vaincrons en un peu plus d’une heure. La douche de la victoire à peine terminée, l’entrepreneur est là pour notre dernier rendez-vous burkinabé. Autour d’un rafraîchissement nous nous félicitons mutuellement de notre collaboration. Il passera également nous saluer à l’aéroport. Pas de temps à perdre, nous devons pré-enregistrer nos bagages. Nous emballons TOUT, même les mangues de Brigitte (à 1000 FCFA l’emballage, c’est cher pour des mangues données). Mission réussie, aucune valise n’a craqué, tout part sur le tapis roulant.
Dernier repas au Samandin, placé sous le signe de la fête avec la victoire des étalons du Burkina lors d’un match de foot contre les hirondelles du Burundi. Drapeaux et klaxons seront présents toute la soirée. Ce dernier repas est partagé avec Joseph et sa femme Madeleine ainsi que Fabrice (qui attend toujours ses pommes de terre…). C’est déjà l’heure d’aller à l’aéroport (21h30), nous saluons donc entrepreneur et contrôleur des travaux, ainsi que Tienda et Abel. Il est 22h50, les mangues de Bertrand ont échappé à l’emballage et nous voilà dans la salle d’embarquement pour ces dernières lignes en direct du pays des hommes intègres . A lundi à la Fédé (le lundi n’étant pas le même pour Bertrand et Brigitte )
Fin de ce compte rendu, une mission agréable riche et chaleureuse. L’ambiance studieuse n’a pas pesé. Les résultats du projet sont extrêmement encourageants et chacun de nos partenaires nous impressionne de bonne volonté et d’efficacité. Bil Fou ! (A bientôt en moré)