Blog du Secours Populaire de Seine & Marne

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dimanche 8 juin 2008

MISSION BURKINA 7

Soirée de Vendredi 6 Juin : Nous traversons Ouaga 2000 que ni Bertrand ni Tienda ne connaissent. Puis retraversons Ouaga pour déposer Tienda et sa valise de billets puis de nouveau re-re-traversons Ouaga pour rentrer à l’hôtel. Issa nous attend avec les objets commandés en plus. On est vanné mais il faut quand même tout déballer. Nos 2 chambres ressemblent à des boutiques sur le canal. Bertrand retrouve 2 amies italiennes étudiantes de sa promo, Claudia et Nicla, qui font leur stage de Master dans la région (Burkina et Bénin).

Nous partons tous ensemble partager les fameuses brochettes : c’est une vraie opération « ventre creux » que nous menons puisque les amies n’ont pas mangé depuis 24h (trajet en bus depuis Cotonou). Bertrand en profite pour faire des commandes surréalistes de riz gras + frites + brochettes… Mais la délivrance se fait attendre, le service est au ralenti ce soir. Nous quitterons le repas à plus de 23h30 après une bonne soirée internationale (les gens de la promo sont éparpillés sur tous les continents). De retour à l’hôtel, l’heure des comptes a sonné, puis celle du dodo bien mérité.


Samedi 7 Juin : Nous avions eu l’idée quelque peu saugrenue, de pouvoir, éventuellement, faire un tout petit peu de tourisme aujourd’hui… Bon, ce tourisme se résumera à 1h au village artisanal. En effet, après le dernier petit déjeuner, le dernier tour au cyber, l’avant dernier point sur le compte rendu, la visite d’Abel , représentant des habitants de Dargo à Ouaga, nous avons rendez vous chez le maire de Dargo résidant à Ouaga. C’est aussi le chef coutumier du village.

Nous avons une discussion en présence du secrétaire général de la mairie, Tiendé, Joseph et Abel. Nous soulevons le problème de la propriété des installations et de la gestion des fonds. Nous nous mettons d’accord sur le fait qu’il faut faire un protocole respectant les lois du pays et protégeant également Nasongdzanga : normalement, d’ici 2, 3 ans, l’AEP étant neuve, l’association devrait avoir un fonds d’investissement relativement important. Il ne faudrait pas que la mairie ou d’autres services puissent l’utiliser à d’autres fins. Le maire demande au secrétaire général de se renseigner et de faire les papiers le plus rapidement possible. Il nous fait ensuite part des projets qu’il souhaite mettre en œuvre sur Dargo : transformer le collège en lycée pour que les enfants puissent être en seconde à Dargo, pour l’instant es lycéens vont suivre leur scolarité à Boulsa ou Bogandé, ce qui entraîne des frais pour les familles et pousse à l’arrêt des études. Et plus tard un internat pour les filles du collège. Pour l’instant celles venant des autres villages ont des difficultés pour se loger ou assumer les aller-retours. Il nous parle ensuite du jumelage en cours avec Evain-Malmaison. Il nous offre des brochettes épicées et des sucreries. Nous nous saluons très chaleureusement et demandons la route. Nous retrouverons Abel et Tienda à l’aéroport ce soir pour un dernier au revoir.

Nous allons ensuite profiter de NOTRE heure en mode « TOURISTE » nous allons au village artisanal pour quelques emplettes. Nous sommes très optimistes sur la capacité d’extension de nos valises face à la masse d’objets à ramener. A la sortie, nous explosons notre budget quotidien « mendiant » avec le nombre de femmes avec des petits jumeaux.

Fabrice tente ensuite de nous emmener sur la tombe de Thomas Sankara (président emblématique du Faso) mais nous nous retrouvons dans un cimetière-décharge, Bertrand est très déçu…

Pas le temps cependant de se lamenter, un nouveau défi nous attend : LES VALISES ! Nous entassons objets et vêtements selon une logique de couches : fragile/protection/fragile… On manque quand même de t-shirts pour tout emballer. Les statues trop longues, les masques trop grands, les motos tordues… un bordel que nous vaincrons en un peu plus d’une heure. La douche de la victoire à peine terminée, l’entrepreneur est là pour notre dernier rendez-vous burkinabé. Autour d’un rafraîchissement nous nous félicitons mutuellement de notre collaboration. Il passera également nous saluer à l’aéroport. Pas de temps à perdre, nous devons pré-enregistrer nos bagages. Nous emballons TOUT, même les mangues de Brigitte (à 1000 FCFA l’emballage, c’est cher pour des mangues données). Mission réussie, aucune valise n’a craqué, tout part sur le tapis roulant.

Dernier repas au Samandin, placé sous le signe de la fête avec la victoire des étalons du Burkina lors d’un match de foot contre les hirondelles du Burundi. Drapeaux et klaxons seront présents toute la soirée. Ce dernier repas est partagé avec Joseph et sa femme Madeleine ainsi que Fabrice (qui attend toujours ses pommes de terre…). C’est déjà l’heure d’aller à l’aéroport (21h30), nous saluons donc entrepreneur et contrôleur des travaux, ainsi que Tienda et Abel. Il est 22h50, les mangues de Bertrand ont échappé à l’emballage et nous voilà dans la salle d’embarquement pour ces dernières lignes en direct du pays des hommes intègres . A lundi à la Fédé (le lundi n’étant pas le même pour Bertrand et Brigitte )

Fin de ce compte rendu, une mission agréable riche et chaleureuse. L’ambiance studieuse n’a pas pesé. Les résultats du projet sont extrêmement encourageants et chacun de nos partenaires nous impressionne de bonne volonté et d’efficacité. Bil Fou ! (A bientôt en moré)



samedi 7 juin 2008

MISSION BURKINA 6

Jeudi 5 Juin : La matinée est placée sous le signe du travail , visiblement on s’est mal fait comprendre au niveau du budget et des dépenses immédiates liées au projet avec Jean Pierre et Lucienne. Ca nous gâche l’ambiance car objectivement, nous sommes parfaitement dans les clous. On prépare le montant du western union que nous allons demander à Lucienne, de façon à pouvoir démarrer immédiatement les activités de formations et de sensibilisation. Après un tour au cyber, nous partons sur le canal pour faire le plein d’objets artisanaux avec la liste de Francine. Dès l’arrêt du taxi, les vendeurs sont là et les négociations commencent. Nous allons directement à la boutique d’Issa et Brigitte va s’enfermer pour un long moment pour pouvoir sélectionner tous les objets qu’Issa va faire chercher quand il n’a pas dans sa boutique. Il fait très chaud ! Bertrand joue les kakous en s’aventurant parmi les boutiques. Quelques tentatives de négociations face à une meute de vendeurs tous moins convaincants les uns que les autres. Mais bon qui n’a pas vécu ces grands moments n’est pas venu au Burkina. Il lâche quelques billets pour des masques et des tenues et arrive en sueur au stand d’Issa, fier de ses négociations et de ses trouvailles. Poursuivis jusqu’au taxi, nous reprenons la route pour aller déjeuner : spaghettis à l’œuf (ou omelette spaghettis) feront notre bonheur. Nous écrivons nous même notre reçu, la petite vendeuse étant illettrée et pas allumée à tous les étages… Nous préparons les documents de suivi comptable à laisser à Nasongdzanga, pour chaque activité : une feuille de suivi, une décharge de la somme laissée et le poste budgétaire affecté. Le tout dans des enveloppes. On galère un peu pour mettre les logos où il faut, mais bon : ca va aller ! Puis nous commençons le rapport intermédiaire demandé par la Francophonie. C’est le moment de lister nos questions avant le rendez-vous du lendemain. Nous préparons aussi un document récapitulant l’ensemble de nos activités sur Dargo, ce document sera utilisé pour l’ambassade de France mais aussi en bilan d’activité pour Nasongdzanga et Pag la Zaka. Repas à l’hotel : poulet frites préparé par Bouba. Issa vient nous livrer les objets commandés ce matin. Dans l’après midi, nous avons chiffré les commandes, et comme nous sommes sûrs que le SPB ne fera pas le nécessaire pour les caisses de retraite, nous décidons de commander un peu plus. Bertrand sort faire la fête avec Fabrice. Une petite virée nocturne dans Ouaga à bord d’une P50, les bars se succèdent, et le goudron ne reste plus trop sous les roues de la moto au fur et à mesure des « Brakina » (bière du Burkina).


Vendredi 06 Juin : Nous finissons de préparer notre rendez-vous avec le SCAC de l’ambassade de France en imprimant quelques documents afin de présenter le Secours Pop et la fédé (carte de visiste du SPF que nous allons chercher sur le site interne dans le cyber, dépliant monde national, bilan d’activité 2007 de la Fédé et liste des actions menées sur Dargo). Notre rendez-vous prévu à 10h est décalé in-extremis à 12h. Nous en profitons pour aller chercher le western laissé par Lulu quelques heures auparavant à Melun. Nous avions demandé quelques billets de 2000 … pour ajuster les comptes dans les enveloppes…nous nous retrouvons avec 1 million de CFA en billet de 2000 auquel s’ajoute un autre million en 10 000 et 1000 FCFA. Nos grosses liasses de billets remplissent nos sacs et nous partons à l’ambassade en compagnie de Tiendé. La route est barrée pour cause de prière : nous sommes vendredi et à coté d’une mosquée ! Nous prenons le 6 mètres (la route) d’à coté et nous arrivons à l’heure. Le vigile qui nous fouille à l’entrée de l’ambassade remarque que nous ne sommes pas démunis !! Joseph bugg sur le lieu de rendez-vous : il nous attend à l’hôtel. La réunion se déroulera alors sans lui. Nous sommes reçus par Yannick Coumarin, qui assure le suivi des ONG et du Fonds Social de Développement . Brigitte fait une rapide présentation du SPF , de la fédé et des actions menées au Burkina puis présente les actions sur Dargo. Y Coumarin nous présente le SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle) sur Ouaga. Il y a plus de 400 ONG françaises qui interviennent au Burkina Faso et l’ambassade n’est pas forcément au courant de leurs activités. Bon nombre sont des projets courts sans suivi ni maintenance et sont un peu des coups d’épées dans l’eau. Le SCAC gère désormais un budget d’ 1 750 000 euros et se donne une priorité d’aide à l’activité économique. Nous mesurons ( sans fausse modestie) l’importance des atouts de nos activités sur Dargo : nous travaillons sur du long terme, les activités sont bien celles attendues par la population, avec un vrai suivi et des évaluations régulières, nous avons un vrai partenariat avec Nasongdzanga. La présence de Tienda est importante dans cet entretien et permet à nos partenaires de se poser en interlocuteur des bailleurs. Comme d’habitude, nous sommes en face d’un interlocuteur disponible et compétent, prêt à aider Nasongdzanga à monter ses projets.

Nous quittons l’ambassade direction l’hôtel , où nous nous délestons de nos millions pour aller manger « sur le goudron » ( au bord de la route) des spaghettis bolognaise en compagnie de Tienda et Fabrice. Notre petite serveuse, toujours aussi vive , est perplexe en voyant débarquer 4 personnes alors qu’on avait commandé 2 plats. Après quelques allers retours entre notre table et la cuisine ( 1 question à la fois), c’est bon, on peut manger. C’est Bertrand qui se colle à l’écriture du reçu. Nous discutons avec Tienda des demandes de subventions, de l’appui que peut apporter Joseph et nous pour trouver les bailleurs. Nous rentrons à l’hôtel et la chambre de Brigitte se transforme en succursale bancaire. Nous avons 6 enveloppes, représentant 6 activités du projet ( salaires des fontainiers et gestionnaires, formation des fontainiers, entretien des installations, fonctionnement de l’association, formation de l’association et sensibilisation de la population ) à remplir de billets, les sommes variant de 164 000 à 528 000FCFA. Nous comptons les billets, Tienda vérifie et nous signons les décharges. Cela nous prend jusqu’à l’heure du départ pour le rendez-vous avec les représentants de la Francophonie. Nous sommes à l’heure au rendez-vous ( avec Joseph) , après avoir trouvé, sans trop de difficulté, l’immeuble que nous avions tant cherché à la dernière mission. Nous frappons à la porte, personne ne répond, Joseph appelle notre interlocutrice : pas de problème, on vient nous ouvrir. 5 minutes plus tard , toujours personne, Joseph re-rappelle La commission nationale a déménagé mais on ne nous a pas prévenus !!! Quelques explications plus loin, nous arrivons à la bonne porte. On nous ait patienter dans une petite salle d’attente sympa, avec un verre d’eau très fraiche. Sur la moquette est imprimé le logo de la Francophonie ; moment de fou rire car Brigitte y voit très nettement une position digne du Kama-Sutra ….

Nous sommes ensuite reçus par le Secrétaire général, Dramane KONATE et par la correspondante nationale Salamata OUADBA.De nouveau, Brigitte présente SPF, activités passées et projet actuel. Immédiatement, nous sentons que nos interlocuteurs sont très intéressés. Ils souhaitent que tous les projets qu’ils soutiennent s’inscrivent dans une logique de développement durable avec des partenariats multi-latéraux. Le développement local et le renforcement des capacités sont des idées générales soutenues par l’OIF. Nous sommes complètement en phase avec leurs attentes. Ils saluent notre travail et souhaitent que ce projet devienne un exemple de bonne gestion et de réussite. Lors volonté est de capitaliser les projets et « Dargo » sera cité en exemple. Ils attendent un compte rendu détaillé de ce projet où est clairement défini l’impact, la pérennisation et les attentes futures de la population. Ici encore la présence de Tienda valorise l’action de Nasongdzanga et le partenariat des 2 associations. Quelques anecdotes sont échangées dans la bonne humeur, nous avons ensuite quelques indications sur les formalités pour le rapport intermédiaire. Nous nous quittons après cet entretien très cordial. Nous irons très probablement trouver l’OIF à Paris, car c’est une vraie valorisation du travail du SPF. Nous essayons désespérément de confirmer nos billets d’avion mais aucun numéro ne répond, l’agence est fermée, cette mission est reportée à demain. Nous traversons Ouaga 2000 que ni Bertrand ni Tienda ne connaissent. Puis retraversons Ouaga pour déposer Tienda et sa valise de billets puis de nouveau re-re-traversons Ouaga pour rentrer à l’hôtel.



vendredi 6 juin 2008

MISSION BURKINA 5

Mardi 03 Juin : Dernier petit déjeuner à Boulsa. On est content d’arrêter les nuits sans ventilos, les grosses bestioles volantes, les souris galopantes et le resto peu aimable. Dernière matinée à Dargo, nous allons rencontrer Pag La Zaka et Nasongdzanga. L’idée est de faire un bilan avec nos partenaires et de valoriser tout ce qui a été fait ensemble ainsi que les aider à construire des projets dans le futur. Nous commençons par rencontrer, sous le baobab, la coopérative paysanne féminine Pag la Zaka avec laquelle nous avons commencé les premiers projets en 1999 sur Dargo. C’est une coopérative de 16 groupements féminins, chaque groupement comporte environ 30 membres. Tous ces groupements sont de Dargo, tous les 16 ont pour activité principale l’agriculture mais pas obligatoirement le maraîchage. Il y a 3 activités principales : le maraîchage, la gestion de la banque de céréales et la culture de champs communautaires au niveau des groupements ou de la coopérative. En ce qui concerne l’activité maraîchère, elle est fortement ralentie depuis 3 ans par manque d’eau. Pour la banque de céréales, le prêt de céréales est destiné aux membres de la coopérative (environ 480 femmes), on leur prête un sac de mil qu’elles remboursent après la récolte avec un petit intérêt de « quelques plats ». Cette année, la récolte a été tellement mauvaise que les femmes n’ont pas pu rembourser. En ce qui concerne la vente de céréales à prix social, elle concerne en priorité les membres de la coopérative mais les autres habitants de Dargo ne sont pas exclus. Les projets : concernant les activités agricoles, il faudrait une avance financière pour faire bénéficier le plus grand nombre en ayant un stock plus important. Il faudrait également réfléchir à une meilleure production d’eau (barrage, château d’eau, système d’irrigation plus efficace…). Nous posons la question d’autres activités non-agricoles (pendant la saison sèche). Il est évoqué la savonnerie, la teinture (activités non existantes à Dargo) et le tissage pour lequel il existe des débouchés (peu de personnes le pratiquent) ; l’embouche et l’élevage de volailles ainsi que la couture. D’autre part les femmes soulignent l’utilité d’avoir un moulin ce qui éviterait les taches pénibles de pilonnage. Nous sommes prêts à les aider sur les montages techniques des projets. Au fur et à mesure de la réunion des membres de Pag la Zaka sont venus nous rejoindre sur les racines du baobab et ont pris part à la discussion. Cette année a été une nouvelle fois évoquée comme particulièrement difficile : la vie chère, le peu de récolte… Une ambiance attentive et sympathique a encore une fois animé cette réunion.



C’est en moto pour Bertrand et en voiture pour Brigitte que nous rejoignons les membres du bureau de Nasongdzanga pour une dernière réunion. Un nouveau cadeau nous attend : un coq ! Il nous est offert par un des quartiers dont le forage vient d’être rénové. Cette réunion est elle aussi dans l’optique de permettre à notre partenaire de préparer ses propres projets et de valoriser son bilan. Nous commençons par faire un point sur le projet Union Européenne : pour les ateliers : un blanchisseur vient de s’installer ainsi qu’un menuisier. Un loyer ne sera demandé que lorsque les occupants seront en mesure de payer. Les artisans sont des jeunes de Dargo (Jean dit : « les enfants »). Un jeune a été recruté pour faire les travaux de photocopies et saisies afin de faire fonctionner l’activité prévue dans le projet (rappel : c’est la seule imprimante photocopieuse de Dargo) et deux jeunes vont être formés à l’informatique. Nous suivons pour le projet de la Francophonie, la liste des questions que nous avons préparée :

- Vie démocratique de Nasongdzanga et place des femmes et des jeunes dans la conduite des activités et la gestion du projet : nous signalons l’importance accordée par les bailleurs au respect de ces règles de gestion. Nasongdzanga approuve et Joseph confirme qu’il n’y a aucun problème sur ces points.

- Accès à l’eau des Peuls : Le forage des peuls a été rénové, le quartier peul est très éloigné du village, il n’est pas possible d’y amener une borne fontaine, par contre Jean précise qu’un seul forage ne suffit pas.

- Nombre d’habitants à Dargo : 5447 habitants au recensement de 2002

- Papier officiel de la rénovation des forages et des nouvelles bornes fontaines : Nous signons en double exemplaire les papiers précisant le quartier d’implantation de chacune des installations. Ces papiers seront une trace des réalisations. Nous en profitons pour faire la liste des forages en activité : il y en a actuellement 18, dont 3 dans des campements d’agriculture éloignés.

- Rapport avec la mairie :
Propriété des réalisations ? Ce point est à voir avec le maire, Nasongdzanga ne connaissant pas la législation.
A qui doit on demander une adduction d’eau ? Il n’y a pas d’adduction d’eau personnelle possible sur les canalisations mises en place : tout le monde doit aller aux bornes fontaines . Ca évite les problèmes de paiement et les différents entre les notables et l’association. C’est ce qui a été mis en place à Piéla et qui est adopté à Dargo.

En ce qui concerne les projets de Nasongdzanga, ils sont nombreux : clôturer le terrain, faire une structure d’hébergement pour les personnes passant à Dargo, un second château d’eau pour la quartier autour du centre de santé, une savonnerie, une banque de céréales (elle ne sera pas concurrente de celle de Pag la Zaka car celle ci ne répond pas à toute la demande sur Dargo). Pour conclure nous leur faisons part de nouveau des difficultés de trésorerie du à la rapidité des travaux, mais nous les assurons que nous tiendrons nos engagements. Après un copieux repas et beaucoup de remerciements nous quittons Dargo (avec 2 collègues pour notre coq : les pintades de Joseph !!). Comme d’habitude nous déposons Zandé, le vieux tirailleur à sa concession : il était à Fréjus en 1953, il a fait l’Indochine et l’Afrique du Nord (nous n’osons pas lui demander le montant de sa pension…). Nous partons pour Fada (220 km de piste) et nous croisons la pluie sur le chemin. La nuit tombe lorsque nous arrivons à « La Belle Etoile ». Djara nous attend au local et nous invite chez lui. Nous voyons Boama Sephora née le 23 Mai dernier, Mariam son épouse et son fils Sosthéne, ainsi que les 2 filleules de Brigitte. Nous échangeons un peu, puis nous allons entamer, avec Joseph et Fabrice, un tour de Fada dans l’espoir de trouver quelque chose à manger. Aie Aie Aie, à 21h, dans la nuit Brigitte ne retrouve pas les restaurants, un grand moment de solitude pour Bertrand. Super Fabrice nous trouve 2 plats (assiettes) de pâtes : Bertrand revit !! Après un moment de détente, nous rentrons tous les 4 à l’hôtel pour profiter des ventilos 24h/24h.

Mercredi 4 Juin : Nous partons au local de l’association de parrainage d’orphelins Teebo-Espoir. Nous pouvons voir que le château d’eau financé par le comité de Meaux fonctionne et tout au long de la matinée des riverains viennent s’approvisionner. Brigitte travaille avec Djara pendant que Joseph, Fabrice et Bertrand partent au marché et faire changer la roue de secours. Tout le monde se retrouve pour le repas du midi que nous partagerons avec quelques orphelins. Après déjeuner départ pour Ouaga : bonheur ce n’est que une route de goudron : finis les secousses et la poussière. L’hôtel Zem-Batik nous attend, nous nous relançons dans le travail illico. Compte rendu, lecture et envois de mails, compta… A minuit nous décidons d’aller dormir, après une pause pour manger des brochettes et des frites.


jeudi 5 juin 2008

MISSION BURKINA 4

Dimanche soir : Ce soir : rédaction du compte rendu, prise de photo des cahiers de gestion du CGV eau et préparation des mails. Bertrand ose demander « poliment » à Brigitte si par tout hasard, elle aurait mangé les arachides données par le vieux, dans la chambre de Bertrand, en en mettant partout… Ah non ?! Bon alors il y a des souris dans la chambre de Bertrand !!

Lundi 02 Juin : Nous profitons de ce jour « ouvrable » pour rencontrer les différents services de Dargo. On commence, accompagnés de Ernest et Tiendé, par l’école B, école avec laquelle nous n’avons encore jamais travaillé. Nous sommes porteurs de la correspondance du Conseil Municipal d’Enfants (CME) de la ville de Vaux le Pénil : des lettres, des photos, une grande affiche, ainsi que 2 appareils jetables pour que les enfants de Dargo prennent des photos. Nous arrivons pendant la récréation, une marée de petites têtes noires vient à notre rencontre très calmement. Les enfants nous saluent avec une petite révérence : c’est adorable. Quand le directeur leur dit de retourner en classe, ils s’en vont tranquillement. On est super impressionné.

Nous entrons dans la classe de CM1 du directeur où Brigitte expose la proposition du CME de Vaux le Pénil. Le silence règne, les enfants écoutent en souriant et le directeur est d’emblée enthousiaste. Nous en profitons également pour remettre la fresque réalisée à la fête de la solidarité en Juin 2007 avec les enfants partenaires du SPF 77. Nous prenons quelques photos et visitons l’école. Les effectifs sont de 52, 94, 84 et 75 élèves suivant les classes. Dans chaque classe on retrouve les mêmes leçons qu’en France : conjugaison au présent, coupe de la dent, poésie, carte du pays, multiplication… Pour l’instant l’école n’a que 4 classes, dont une provisoire en paille tressée. Le directeur nous explique que tous les enfants ne peuvent être scolarisés faute de local. Petit rappel : il y avait 5 classes en 2002 à Dargo avec moins de 50 élèves par classe. Il y a maintenant 13 classes qui fonctionnent.


Direction le Centre d’Education de Base Non Formelle : Roland et le directeur nous font visiter le centre, peu d’élèves, nous assistons à une séance de tissage. Ensuite, nous rencontrons la responsable des Caisses Populaires. Nous échangeons sur l’avenir de la caisse de Dargo, menacée par les difficultés de remboursement (le groupement des bouchers n’a toujours pas soldé son prêt) et la mauvaise gestion de la caisse. Nous repartons avec 2 beaux T-Shirts Caisses Populaires du Burkina et retournons déjeuner au local.



Nous discutons tranquillement en attendant le rendez- vous avec le major du centre de santé fixé à 15h. Nous commençons à aborder les relations entre la mairie et Nasongdzanga. Ernest et Roland nous suivent au Centre de Santé et de Promotion Sociale. M. Zongo Issa, major, c’est à dire infirmier chef, et M. Guiré Konon, infirmier nous reçoivent. Nous abordons la question de la sensibilisation de la population à la consommation d’eau potable. Ce n’est pas un problème puisque cela correspond à une rubrique de leurs interventions : Hygiène et Assainissement. Ils interviennent d’abord sur l’assainissement des points d’eau : ne pas laisser les eaux stagnantes, respecter une certaines distances entre les tombes et les points d’eau et mener une gestion communautaire. Le principal problème et de combattre les idées fausses. Par exemple : l’eau de la pompe donne des maux de tête. D’une façon générale, une partie de leur travail consiste à combattre les rumeurs en les étudiant et en en parlant avec la population. Ils font des assemblées générales en soulevant les problèmes et c’est les gens eux-mêmes qui trouvent les solutions par la discussion.

Sur Dargo les gens utilisent facilement l’eau des forages. En dehors de ce chapitre sur l’eau, ils font des formations en fonction des besoins immédiats. Il existe une maladie liée à la consommation de l’eau du barrage et des mares comme eau de boisson. On retrouve surtout cette maladie pendant l’hivernage et aussi parce qu’avec les pompes abîmées, les gens doivent faire plus de 5km pour trouver une eau propre alors que la mare est à 500m. « Il n’y a pas de problème pour ces sensibilisations, à quoi sert de laisser quelqu’un malade quand on peut prévenir ». Le CSPS de Dargo couvre 10 villages, soit 11 696 habitants, ils sont 4 personnels de santé. « L’ambulance nous permet de sauver des vies, il y a eu plus de 40 évacuations entre Mai et Décembre 2007 ». Hier il y a eu une évacuation et il y a 3 jours c’était pour une hernie étranglée. Dans ces cas d’urgence le temps de la prise de décision compte beaucoup. Encore une fois, nous rencontrons beaucoup de compétences et de dynamisme avec le personnel de santé.

Après ce riche entretien et toute les rencontres du matin, nous somme enthousiastes sur les projets que nous menons : ils correspondent bien aux besoins de la population, et celle ci s’est en vraiment emparé avec l’appui de services compétents. Petit tour au marché de Dargo, très coloré, calme et chaleureux. On achète des beignets et des mangues, nous saluons quelques groupes de vieux (Bertrand devient un des leurs pour quelques photos), les enfants nous suivent, beaucoup de gens nous reconnaissent et nous saluent : encore un très bon moment.

Retour sur Boulsa et préparation de la réunion du lendemain avec Nasongdzanga et des documents que nous devons signer avec eux. Le repas diffère pour Brigitte (vache qui rit, mangue) et pour Bertrand (riz gras, vache qui rit, mangue) mais un élément reste commun : la température qui ne baisse pas et les douches obligées pendant la nuit. Ca tombe bien on n’a pas de thermomètre, nous serions fatigués rien qu’à le regarder.


lundi 2 juin 2008

MISSION BURKINA 3

Dimanche 1er juin 2008: C’est dimanche, grasse mat jusqu’à 9h. Nous découvrons que le blog du spf77 est déjà à jour : Wahou ! Merci Florian. Puis direction Dargo. Nous retrouvons Ernest, Roland et Tiendé pour aller voir un Vieux qui va nous raconter l’histoire du village. En route nous nous arrêtons sur 2 forages qui viennent d’être réparés dans la matinée. Un grand moment de bonheur au 2ème forage, où le chef du quartier vient nous saluer. Ce forage réparé date de 1987 (programme UNICEF) il ne fonctionnait plus depuis 5 ans. Les gens devaient rejoindre le centre (5 km) pour aller chercher de l’eau (en particulier pour 2 concessions 180 & 120 personnes). Maintenant le forage est à 200m, les gens sont extrêmement heureux et saluent l’eau avec des grands : « wahouu , yaïyaï !! ». Une jeune femme vient chercher de l’eau dans un seau de 10 litres avec un grand sourire. Il lui faudra que 15 minutes pour venir au forage, remplir son seau et rentrer chez elle. Depuis 5 ans il lui fallait au moins une matinée. Nous sommes extrêmement émus et renvoyons aux bénévoles du SPF 77 les milliers de mercis que nous recevons. Après ce moment très fort nous allons en vivre un deuxième en rejoignant la concession du Vieux : Harouna SANNA, environ 90 ans et chef des Yassés de Dargo. Nous nous installons à l’ombre du manguier sur une natte pour l’écouter. Tiendé va traduire tout notre entretien, en y ajoutant parfois sa touche personnelle, car lui même connaît aussi beaucoup de choses. Les poules et les poussins courent autour de nous, les vaches sont attachés et le chien roupille… Le vieux Harouna vit au milieu de 120 personnes dont il est le chef, il est une mémoire vivante et tresse des cordes pour avoir quelques revenus. Un moment fort et harmonieux.

Nous commençons par la création de Dargo (en 1635) . Juste un mot sur les religions :
Dans l’ordre à Dargo :
les animistes, les catholiques, les musulmans, les protestants.
Il n’y a pas de conflits entre les religions. Si il y a des fêtes d’une religion, les 3 autres vont saluer. Si il y a un baptême tout le monde vient saluer. Mais tout le monde reste un petit peu animiste « un pied d’un côté, un pied de l’autre ». En Afrique on est toujours un peu animiste.

L’entretien se termine, le vieux nous montre ses cordes et nous en achetons 4. Nous pensons avoir recueilli un excellent témoignage pour l’éducation au développement. Nous partons ensuite manger avec l’ensemble du bureau et quelques conjoints. En tout nous sommes 15. C’est toujours aussi bon (riz à la sauce d’arachide et poulet grillé) et toujours aussi copieux. Tout le monde rigole mais on ne comprend pas tout car l’essentiel de la conversation est en Moré. Nous offrons au nom du SPF 77, 10 000 FCFA( 15€) à Ernest, un des fondateurs du comité de gestion, pour son mariage.

Il est temps de rentrer sur Boulsa. Nous arrivons pour 16h30. Nous nous accordons une pause dominicale (Coca, douche) puis nous allons voir les masques en ville. Mais il n’y a plus qu’un masque qui danse, Bertrand ne veut pas se rapprocher pour être terrorisé par les masques, il préfère rester derrière et être l’attraction des plus petits (« Nassara ! Nassara ! »). Brigitte n’en mène pas large, voir précédent compte rendu de mission, mais regarde avec attention. Nous sommes dimanche, il n’y a donc pas à manger à l’association. Fabrice grouille en ville et nous ramène un riz gras somptueux, mais bon on commence à être en manque de fruits. Ce soir : rédaction du compte rendu, prise de photo des cahiers de gestion du CGV eau et préparation des mails.



dimanche 1 juin 2008

MISSION BURKINA 2

Vendredi 30 Mai : Nous avons rendez-vous à 8h, à l’hôtel, avec Jospeh pour faire un point sur les charges sociales, il est clair que le SPF a bien réglé toutes les charges sociales de 2007. Nous décidons donc de passer voir L.D. Sawadogo pour lui donner ce document et lui demander de faire le nécessaire pour régler au plus vite auprès de la caisse de retraite. Nous en profitons pour lui remettre une valise de chaussures de sport pour la FIJAS (dons Carrefour) sur les 3 que nous avons emmenées. Il remercie chaleureusement le SPF pour ce cadeau et nous précise tout de suite son emploi : cadeaux de fin d’année pour les élèves de la FIJAS, « ce sera un beau noël cette année ».

Pendant ces discussions les nuages menacent puis la grosse pluie s’abat sur Ouaga. Fabrice le chauffeur nous dépose au cyber et pendant que nous envoyons nos différents mails, nous apercevons par la fenêtre notre voiture poussée par un camion en folie !! Tout le monde dans le cyber sort voir ce qui se passe, tout le monde rigole : le camion n’a pas de freins, ne peut pas s’arrêter et le chauffeur crie : « dégagez la voie ! ». Fabrice tranquillement stationné, ne l’a pas pris pour lui : erreur fatale ! Bilan : l’arrière de la voiture un peu défoncé, quelques rayures et plein de palabres.

Nous allons à la FIJAS à la rencontre du président du SPB. En son absence nous laissons un message pour qu’il s’active pour les versements des cotisations. Nous réglons à Joseph son salaire du mois de Mai. Nous allons ensuite déjeuner avec Joseph et Fabrice dans une « luxueuse » pizzeria où du coup nous mangeons… des sandwichs (moins de 2€ le sandwich, le budget n’est pas explosé !) . Le ventre plein (ou presque pour Bertrand) et la portière réparée, il est temps de prendre la route pour Boulsa.

Bertrand en profite pour découvrir l’originalité du paysage burkinabé : plat, rouge et mouillé. Devant tant de merveilles il s’endort 10 minutes plus tard. Pour rejoindre Boulsa, plusieurs pistes sont possibles, Joseph pensera trop tard à se renseigner sur l’état de celles-ci, nous ferons un petit demi-tour de 25km. Arrivée à Boulsa vers 18h, Joseph et Fabrice nous quittent pour Dargo, et nous prenons nos chambres à l’association Nassongdo. C’est charmant fleuri, le wifi nous attend dans nos chambres…mais aussi les termites et autres éphémères qui attaquent la chambre de Bertrand. Ces bestioles bizarres, attirées par la lumière, perdent leurs ailes de libellule pour courir partout : une mission d’urgence est lancée : acheter du pschitt foudroyant !! Nous vidons la moitié des bombes dans les chambres et partons dîner. Et non… Aujourd’hui il n’y a pas dîner ! Oh malheur pour Bertrand ! Bananes, gateaux et Fanta font pourtant le bonheur de Brigitte, Bertrand râle de rester sur les amuse gueules. La soirée n’est pas terminée, nous préparons la réunion sur Dargo du lendemain avec Nasongdzanga. Nous faisons également un point sur les comptes et arrivons péniblement à accéder aux mails. Il est minuit, largement l’heure d’aller au dodo.



Samedi 31 mai 2008 : Départ à 8h20 pour Dargo après un super petit déjeuner (les retrouvailles de Bertrand avec le chocolat ! Miamm ! ). Arrivés à Dargo nous saluons les responsables de Nasongdzanga . Nous décidons de faire d’abord un tour des installations avant le cagnard. Nous nous déplaçons sur les sites des 6 nouvelles bornes (qui sont toutes en état de marche, mais pas encore terminées : ciment, toît…)

Nous allons aussi sur des forages à réparer et au château d’eau. Nous pouvons constater que les bornes sont bien disséminées dans le village et les partenaires nous affirment qu’avec les réparations des forages, tous les quartiers de Dargo seront touchés par l’adduction d’eau potable. En chemin, ils nous font part des différentes améliorations apportées à l’AEP (adduction d’eau potable) :
- il y a une vanne pour couper l’eau entre chaque borne, ce qui permet de ne pas couper tout le système si il y a un problème sur une borne.
- Un petit écoulement est prévu au pied de chaque borne fontaine avec une rigole qui amène vers un bassin où les animaux peuvent boire. Aucune goutte d’eau n’est perdue.
Sur le projet il est prévu de réparer 7 forages.

De retour au centre communautaire, nous évoquons les différents points de gestion de l’AEP. Comment fonctionne la distribution de l’eau actuellement ? Une borne est ouverte le matin, l’autre l’après midi, chaque jour même le dimanche. Il y a 2 fontainiers qui tiennent une comptabilité sur un cahier et reçoivent les recettes. Les gestionnaires, Elise et Ernest, passent chaque jour ouvrir et refermer les bornes, remettre les cahiers et récupérer cahier et recette déposée à la caisse populaire. Pour ce travail, les fontainiers sont payés 2500 FCFA par mois, idem pour le gardien et 2000 FCFA par mois pour les gestionnaires . Les gestionnaires tiennent un cahier récapitulatif des dépenses mensuelles, récapitulant les salaires et les dépenses de fonctionnement, qu’ils font valider chaque fin de mois lors d’une réunion du bureau de Nasongdzanga. Nous pouvons voir que la gestion des comptes est extrêmement bien tenue. Pour l’extension, Nasongdzanga envisage d’avoir la même gestion. La formation des fontainiers est envisagée dès que les bornes fontaines seront opérationnelles. Concernant la formation, Nasongdzanga souhaite faire une formation à la gestion financière pour l’ensemble des membres du bureau. La sensibilisation de la population à la consommation d’une eau de bonne qualité, sera faite dès la mise en fonction des nouvelles bornes. On explique les difficultés de trésorerie que cela peut poser au SPF (il n’est pas évident de tout décaisser en très peu de temps). Nous terminons la rencontre en abordant 2 points : Les projets futurs de Nasongdzanga : clôture du centre communautaire, auberge, 2ème château d’eau, fabrique de savon… Nous précisons que si nous pouvons les aider personnellement à construire des dossiers, faire jouer le réseau, les projets ne se feront pas avec le soutien financier de la FD 77. L’EAD : Nous confions un appareil photo à Roland pour qu’il prenne la vie quotidienne des gens de Dargo. Nous rencontrerons demain matin des vieux qui nous raconteront les traditions de Dargo.

L’heure du repas (14h) a (enfin !) sonné. Au menu riz-sauce, poulet grillé. La délivrance pour Bertrand qui s’était mis en mode « économie d’énergie » depuis un moment. Le tout est excellent (et oui Thom ! ) et en grande quantité. Nous parlons de la flambée des prix et le discours est unanime : tout a beaucoup augmenté et particulièrement les denrées de base (mil, maïs, riz). La situation est difficile pour beaucoup de familles. Le pire est à venir puisque les récoltes ne seront là que dans 4 ou 5 mois. Nous prenons congé pour arriver à Boulsa vers 16h, et une douche plus tard nous commençons ce compte rendu.