lundi 5 février 2007
Compte Rendu 5 Fevrier
Par spf77, lundi 5 février 2007 à 19:40 :: Mission Burkina
Vendredi 2 février : Hibernation dans le QG de travail toute la matinée. Vers 8h30, nous entendons une détonation… hé merde ! On a encore raté le faux départ du Mogho Naaba (chaque vendredi à 7h30, une cérémonie traditionnelle a lieu juste à coté de l’hotel où le roi du Burkina fait semblant de partir et ses hommes le retiennent). Il paraît que c’est sympa à voir mais ça, on ne peut pas vous le dire. Peut être la prochaine fois. Thomas va chercher le virement Western Union pour le projet pendant que Brigitte prépare les fiches d’actions pour chaque activité que doit mener le CGV. Thomas se met ensuite à la rédaction du rapport pour l’Union Européenne. Nous préparons des enveloppes pour chaque action avec, les explications, les décharges, les tableaux de comptabilité et les fonds. On répartit plus d’un million de CFA. Les carafons chauffent jusqu’au midi, où nous allons manger Ivoirien pour Thomas (riz au poulet sauce claire) et Camerounais pour Brigitte (Bogo Ignam et Plantin mur). Le vent de poussière s’est levé et il commence à faire très chaud.
L’après midi, nous nous plongeons dans les factures du SPB depuis janvier 2006. Travail fastidieux : enregistrement dans un tableau, numérotation des pièces, recherche de l’origine des fonds (SPB, SPB projet Dargo ou autre). Nous devons être vigilant à ne pas compter plusieurs fois la même dépense (entre les photocopies, originaux, décharges…). On découvre que l’argent pour le CEBNF a bien été déboursé alors qu’on les a rencontrés 3 fois et qu’ils ne nous ont rien dit. Petit tour au cyber ; on est saoulé de ne toujours pas avoir accès au site de la FD : si ça continue, on va arrêter de faire ce compte rendu ! Nous envoyons le compte rendu intégral (avec tous les détails techniques) à Lulu, Michel et Charlotte ainsi que la mise à jour pour le site au cas où ça passerait en France. En sortant, Brigitte a téléphoné à Michel qui s’est renseigné sur le mieux disant des 4 devis d’électrification du centre communautaire que nous lui avions envoyés la veille. Nous nous fierons donc aux avis des techniciens EDF car ici, personne n’a pu nous renseigner. Repas sur le goudron (resto super sympa mais qui est à 2 m des pots d’échappements). Salade de crudités avec du steak épicé. Après s’être lavés, on attaque les pièces de caisse de Joseph. On numérote et signe des pièces de moins d’un euro (D2A001, D2A002,… jusqu’à D2A100). Comme à Dargo l’essence se vend par litre, Joseph fait 4 factures en 2 jours. On était heureux quand une dépense valait plus de 10 €. A 23h30, fin du boulot, au lit.
Samedi 3 février : Petit déjeuner à 7h30 pour filer au village artisanal faire nos courses perso. Brigitte s’allège de quelques CFA pour une Kiaou (sorte de harpe en paille), un panier et une boite touareg. On se met ensemble pour négocier deux chaises en bois. Thomas craque pour un tableau «genre vie quotidienne ouagalaise » et va commencer sa quête obstinée vers le magasin Phycos (qui fait des crèmes de beauté à base de cacao et karité). Il va errer en ville pour retrouver cette foutue échoppe ; sans succès. Brigitte rentre en taxi mais n’ira pas beaucoup plus vite que Thomas (à pieds) pour cause de manifestation dans les rues de Ouaga (pour rouvrir le dossier Norbert Zongo). De retour à l’hotel, nous commençons à préparer la réunion avec le comité Dargo du SPB. Ca nous prendra aussi toute l’après midi jusqu’à 16h avec une petite pause pour manger… devinez… des spaghettis bolognaises.
A 16h arrivée de Pierre K., de Bernadette, de Joseph et de Dominique du SPB.
A 19h15, nous nous séparons en nous étant mis d’accord sur chacun des points. Les membres du bureau nous demandent de les aider à garder le SPB debout. Petite douche rapide et grand moment de détente, nous allons au Théâtre en plein air voir « L’os de Morlam ». Génial, pièce super sympa en franco-moré, acteurs dynamiques et drôles, super places, ambiance chaleureuse et grand moment pour 0, 75 €. Deux heures sans penser à Dargo : « la culture, ça change la vie »… en tout cas notre soirée. Repas goudron à 22h et dodo à 23h sans bosser !
Dimanche 4 février : On s’était promis une grasse mat’ jusqu’à 8h, mais rebelote, les jeunes partent à 6h30 et cherchent leurs médicaments. Vous a t on dit qu’il n’y a jamais de vitre au Burkina ? Petit dèj’ pendant lequel on échange avec un couple de bénévoles d’une autre asso. On se ré enferme toute la matinée. Thomas sur le rapport intermédiaire et Brigitte sur les lettres aux partenaires. On pique nique à la terrasse de l’hôtel car Ouaga est ville morte le dimanche midi. Mais Thomas avait un trésor, 4 petites conserves de pâté carrefour emportées au cas où. Avec du pain et des tomates ça fera bien l’affaire. On se ré-ré-enferme de notre plein gré dans la chambre pour échanger et finaliser nos travaux (lettres, entretien avec Joseph et rapport intermédiaire). A 18h, nous décidons d’aller au cyber mais nous croisons Olga (la secrétaire salariée du SPB) qui vient nous saluer. Petit moment agréable d’échange de nouvelles. Dans la foulée, Anne (ex stagiaire du SPF en poste à Ouaga) nous prévient de son arrivée. Thomas a juste le temps de ne pas arriver à envoyer par mail le rapport intermédiaire à Charlotte. Nous passons un bon moment avec Anne qui a chopé un accent ouagalais pire qu’une mossi. A 20h + nous allons au resto goudron pour notre dernier steak frites. 21h30, nous faisons 3 jours de compte rendu beaucoup plus rapide car nous n’avons fait que bosser dans l’hôtel et qu’on a presque rien à raconter. Intégration des photos et dodo a priori bon car aucun jeune en réinsertion n’est là ce soir.
Fin du compte rendu, demain on a trop de boulot (rencontre avec un bureau d’étude pour une évaluation externe, re-envoi du rapport intermédiaire et du CR de mission par internet recherche des foutues crèmes de la foutue échoppe pour Thomas, entretien avec Joseph sur le projet et passage à la FIJAS pour photos et factures, corvée de lettre à retirer à l’autre bout de la ville pour Brigitte, rangement du QG et enregistrement des bagages, nombreux adieux et sûrement plein d’autres trucs auxquels on ne pense pas…) et puis on vous le racontera le 10 mars prochain à la FD.