Blog du Secours Populaire de Seine & Marne

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 30 janvier 2007

Compte Rendu 30 Janvier

Nous vous donnons des nouvelles de la mission. pour les aspects techniques du suivi de projet comme pour les rencontres de travail, l’intégralité du rapport de mission sera sur le site à notre retour. Nous vous exposerons tout ça le 10 mars à la Fédération pour la fête de l’inter.

Vendredi 26 janvier : Départ pour Dargo à 8h pour un rendez-vous avec le préfet. Nous parlons de la fête : il reproche à Joseph de ne pas avoir suivi le protocole (invitation des autorités – comité d’organisation le tout sous la responsabilité de l’administration). Au niveau du collège, des enseignants ont été nommés et il n’y plus de problème de personnel mais il y a un problème de salle (plus de 100 élèves pour la sixième ce qui fait qu’il n’y a pas de redoublement possible). En février, les études pour le lotissement de la commune vont démarrer. Il nous garantit que le terrain sera forcément pris en compte. Les récoltes de maïs ont été quasiment nulles sur le village du à un défaut de pluviométrie : le barrage sera vide dans deux mois. Il nous dit que pour le réseau d’eau, l’ONEA doit avoir un regard sur les branchements. Il nous dit que l’ambulance doit être donnée à la commune qui le remettra à la direction provinciale de la santé qui affectera le véhicule prioritairement sur le département de Dargo.

A 10h30, nous rencontrons les responsables des Caisses populaires. Elles nous annoncent que deux groupements ont obtenu des micro-crédits. Nous faisons la gueule. L’argument avancé est que la caisse a été fermée aux crédits (tous les ans, ils prennent au moins deux mois pour consolider leurs données. Sur ces deux groupements ils avaient tous les deux remboursé sans problème. Au bout de 20 minutes, ce n’était plus deux mais 7 groupements qui avaient été soutenus par le projet. Beaucoup de groupements n’ont pas de mouvements sur leur compte pendant trois mois, ce qui est un critère indispensable pour l’accès au crédit. Il n’y a pas de demandes rejetées mais c’est par ce que les groupements demandent des crédits trop importants par rapport à leur garantie matérielle.

Léa part avec Ernest au Collège : « j’ai rencontré la classe de troisième. Les jeunes très réservés au début, finissent par donner des idées (seuls les garçons réagissent). La seule fille qui s’est exprimée a demandé des plaques solaire pour le soir. Ils ont proposé un match de football, des correspondances avec les jeunes, aller à la pêche (mais c’est un problème de voir que leurs activités quotidiennes puissent intéresser les français), une sortie collective à Ziniaré (pb du nombre et du choix, du transport…), échange de danse, musique, course cycliste avec eux. Demande de ballons + matériel de sport (filets - maillots…), livres sur le littérature africaine. Présentation de la vie des jeunes français sur leur vie. Films français (K7 + DVD) »

Ensuite, nous allons manger le « Riz la Sauche » chez Philippe avec Christophe, Ernest et Joséphine (qui s’est lancée dans la production locale de Soumbala – bouillon cube local - avec d’autres femmes). Christophe nous a parlé des ses projets d’aide aux jeunes qui ont pu trouver financement dont une formation en teinture pour des jeunes filles. Il souhaiterait qu’elles puissent s’installer dans les ateliers du centre communautaire. Nous trouvons que c’est une très bonne idée et nous allons en parler au CGV. Il nous apprend qu’il ne peut plus être muté d’office ailleurs ce qui nous fait très plaisir . (Christophe étant une personne ressource sur Dargo). Il est intéressé par un PC et une photocopieuse sur Dargo. A 1h, nous rencontrons 4 représentants de groupements qui ont eu accès aux micro-crédits (3 de femmes et 1 d’hommes) pour évaluer leurs impacts. Tous les groupements ont remboursé en 6 mois. Tous les représentants présents trouvent que leur situation s’est améliorée. Les 4 groupements présents veulent reprendre un nouveau crédit pour faire de l’embouche parce qu’il y a des débouchés sur la zone.

Léa et Brigitte passent au CEBNF. Ils nous rendent les réponses aux questions que nous leur avions posées. Nous leur proposons de mettre la somme d’argent prévue dans le projet pour aider le CEBNF à disposition par l’intermédiaire du CGV et du CDP. Nous leur proposons de collecter des outils dans les lycées d’enseignement professionnel.

Retour à Boulsa pour recharger tous les appareils, envoyer un mail pour le site de la Seine et Marne et quelques nouvelles perso. Pour le repas, très bons spaghettis gras. Léa et Thomas sortent boire quelques 66cl avec des amis de Boulsa. A partir du lendemain, bizarrement, Léa consommera moins de SOBBRA et plus de sucreries (sodas). Brigitte prépare son speach pour la cérémonie officielle du lendemain et puis joue à Splash Back sous prétexte de recharger les batteries du portable.

Samedi 27 janvier : C’est le Grand Jour ! Au lever, Brigitte nous raconte ses aventures nocturnes avec un prince charmant : elle a reçu un crapaud sur la tête pendant la nuit. Léa, elle, a reçu une massue et n’aura pas la connexion avant l’arrivée à Dargo. Thomas est en forme. Comme prévu, nous sommes à 8h30 à Dargo pour donner le départ de la grande course cycliste dames. Comme prévu aussi, le départ aura lieu à 10h soit 90 minutes de bain de soleil et de foule. L’ambiance est super sympa, il y a des casquettes et autocollants de SPF partout, des tee-shirts de l’UE et de Bolino (offerts par l’antenne de Noisiel). Au départ, une dizaine de filles en pantalons avec le pagne retroussé (ce n’est pas parce que l’on est sportive que l’on ne peut pas être coquette) et le maillot de l’équipe de foot locale. Brigitte donne le départ avec le drapeau de l’UE. Au passage des concurrentes, la foule est déchaînée et s’amuse beaucoup. Aucune fille ne franchit l’arrivée sur leur vélo, elles arrivent toutes dans les bras des garçons dans la foule. On est super content de l’ambiance de cette fête populaire. Le CGV a réussi ce qu’il voulait : ne pas faire une réception que pour les officiels. Après les filles, Thomas donne le départ pour les 20 garçons. Mêmes transes, avec un petit plus : le CGV a recruté un cycliste professionnel pour faire le lièvre.

Nous sommes ensuite invités chez le Maire (qui est aussi le chef coutumier) dans son palais. Dernières mises au point du protocole avant de partir en convoi officiel accueillir les personnalités à l’entrée de Dargo suivant la coutume. Nous sommes une trentaine sous deux arbres de chaque coté de la route. Trois représentants de l’UE arrivent suivis de 3 membres du SPB et enfin « Madame la secrétaire générale de la province du Namentenga représentant Monsieur le Haut Commissaire » encadrée par deux mitraillettes qui ne la lâcheront pas. Les 30 motos et 5 voitures se mettent en route. Léa se brade pour une voiture climatisée (celle du SPB). Les enfants sont déchaînés et courent derrière le convoi. Nous allons chez le Préfet pour une boisson de bienvenue. 30 minutes plus tard, le cortège repart sur le site du château d’eau accueilli par des centaines de villageois. Quand on descend de voiture, les fusils du chef tirent en faisant sursauter les 4 nassaras (le délégué blanc de l’UE est aussi surpris que nous).

Nous allons à pied jusqu’à nos places protocolaires et le maître de cérémonie annonce nos noms et qualités au fur et à mesure. Les discours se font dans l’ordre établi, Christophe organise tout ça de main de maître : il y aura quand même 2 changements de programme en cours de route. Tous les discours insistent sur le fait que la viabilité des infrastructures est aux mains de la population. Les discours sont traduits en moré et sont entrecoupés de chants et de danses. « Madame la secrétaire générale de la province du Namentenga représentant Monsieur le Haut Commissaire » coupe le ruban du château d’eau et l’eau jaillit.

Tous les officiels partent ensuite à la salle de réunion où des grillades et boissons nous attendent. Du riz et du Dolo (bière locale) sont servis à la population au marché. La borne fontaine d’à coté est ouverte pour que tout le monde goûte l’eau du forage. Echanges informels avec plusieurs personnes. Nous sommes très contents de la présence de l’UE car ils voient les installations et peuvent apprécier la mobilisation de la population. Le responsable du développement rural est content de l’aspect populaire autour de la cérémonie. C’est aussi l’occasion pour Joseph et Thomas de parler plus en profondeur des différents volets du projet. C’est agréable de pouvoir échanger autrement que par mail ou par des rendez vous. Brigitte, quant à elle, reprend l’historique de l’action du SPF 77 au Burkina avec le Vice président du SPB.

Brigitte et Léa font un tour dans le marché avec les délégués du SPB, elles vont boire le Dolo sous un hangar en paille. Léa est demandé en mariage par deux pièges à loups (peu de dents et celles qui restent sont gâtées). Après, elle retrouvent Roland (animateur du CEBNF) photographe d’un jour qui veut passer son bac en candidat libre. Nous lui enverrons des anabacs.

En fin d’après midi, nous nous installons au palais du Naaba (chef) dans des cases mises à notre disposition. Il y a tout confort, Brigitte a même un lit en bois, Thomas et Léa ont des lits de camp. Il y a aussi l’électricité (groupe) de 18h à minuit. Une douche au seau extraordinaire. Pour Thomas, ça lui permet de refroidir la chaudière qui menaçait d’exploser.

Nous sommes extrêmement bien reçus par le Maire – Chef coutumier avec qui nous avons des échanges très cordiaux. L’intendant du palais nous régale avec un riz sauce d’exception (il en sera de même aux trois repas du lendemain). C’est un curieux mélange de traditions avec les marques de respect au chef avec les notables allongés sur la natte devant lui et de discours moderne et visionnaire du Maire. Cet ancien colonel travaille lui aussi au développement de Dargo. 21h, nous prenons congé pour assister au concours de danse des enfants prévu à 18h au CPL. Nous passons devant la foule à l’entrée et nous ne payons pas. Dans la cour, 400 pieds tapent dans la poussière. Outre qu’on bouffe 1 mètre cube de poussière, il est quasiment impossible de prendre des photos. Le concours commence vers 21h30, c’est encore Christophe qui anime. On est complètement bluffés par les prestations des enfants, même des petits. La foule crie pour éliminer ou garder un concurrent. A 23h30, nous partons pendant la remise des prix et la panne sèche du groupe électrogène (du projet). On est vannés et très contents de la journée.










Dimanche 28 janvier : C’est la journée tranquille du séjour. On déjeune au palais, on tape 1h le compte rendu de mission (sur les batteries du PC). On mange bien, on se repose, on discute avec le chef et à 16h, nous partons voir une fête traditionnelle des Masques à 7 km de Dargo avec Ernest (CGV), Maxime (animateur du Plan), Ferdinand (celui qui doit rester près du Naaba), 2 femmes, leurs bébés et un vieux. Maddi, notre chauffeur, fait des merveilles sur une piste à vélo. Arrivés dans le village beaucoup plus petit que Dargo, nous sommes noyés par une centaine d’enfants dont certains voient des blancs pour la première fois. Nous serrons des centaines de mains et Léa se sent un peu oppressée. La majorité des hommes sont déjà bien imbibés de Dolo. On nous apporte un banc et un conseiller municipal nous offre des Cocas. Nous nous apprêtons à repartir quand enfin les masques sortent. Ceux là sont vraiment très méchants. Le jeu consiste à effrayer les villageois en les tapant avec des branches : les enfants adorent, nous aussi. Thomas et Léa s’enfuient en courant, Brigitte, assurée par Ernest et Maxime qu’ils ne pouvaient pas frapper une blanche reste. Erreur fatale pour son cou ! Ca chauffe trop, une trentaine de masques en transe nous entourent, on décide de partir. Les organisateurs désolés nous rattrapent pour s’excuser et nous emmènent voir les chefs des masques. Nous passons au milieu d’une dizaine de masques noirs, tam-tam à fond, et nous sommes tous très impressionnés. Après quelques photos poussiéreuses, nous rentrons sur la même piste à vélo… de nuit. Nous dînons tous les trois et le soir, Thomas et Brigitte préparent la réunion du lendemain avec le comité de gestion. Léa fait la liste du matériel à prévoir en France, à Ouaga et sur Dargo pour le séjour des jeunes de Varennes. 23h30, plus de batteries : dodo.



vendredi 26 janvier 2007

Nouvelles du 26 janvier

Mercredi 24 janvier :
Rencontre avec Joseph et Abel Zidouemba , secrétaire général de l’association des ressortissants de Dargo à Ouaga, pour les derniers détails de la fête de samedi et de notre hébergement sur Dargo. D’après Abel, l’hébergement pour les jeunes ne posera pas de problème : des cases royales pour les hôtes existent dans le palais du Naaba. Nous remettons à Joseph 270000 cfa pour l’achat des vélos qui seront les premiers prix de la course cycliste et pour les frais de festivités. Nous lui versons aussi son salaire (118000) du mois de janvier. Nous régulariserons auprès du vice président du SPB. Nous nous lançons dans le compte rendu de mission avec tri des photos, conversion en format qui va bien pour les mails.

Sous le cagnard de 13 h nous décidons d’envoyer le mail, mais manque de pot le cyber est devenu un Western Union. Nous errons de mauvaises adresses en mauvaises adresses pendant une demie heure, et finalement nous allons déjeuner dans un beau resto aux spécialités africaines. Nous commandons 3 foutous (cf photos) et Léa vit un grand moment de solitude face à son plat.

Thomas a quand même apprécié son repas et Brigitte un peu moins.

Léa : « j’ai fait un tour de Ouaga en moto avec Benjamin. Une petite visite du marché central et des « boutiques » le long du canal. C’est absolument à voir ! Nous avons trouvés des tee-shirts sympas, avec ouaga dessus, pour les jeunes de Varennes Nous sommes passés prés d’une gare routière à côté du stade, puis à côté de la mosquée, des églises protestante et catholique. Nous nous sommes renseignés sur le prix des vélos et des mousses (matelas en mousse !!!) après négociation les vélos seraient à 30000 et les mousses avec tissus à 12000 cfa. Je rentre à l’hôtel bronzée à la latérite et cheveux en bataille. Je conseille le tour de moto mais avec quelqu’un du pays parce qu’on ne survit pas ! Conduite particulièrement acrobatique et imprévisible. »

Brigitte et Thomas : On a acheté deux fois trois heures de connexion pensant en avoir pour le reste de la mission. Finalement il faut une demie heure pour décider qu’il est plus simple de mettre directement à jour le blog de la FD que de looser à essayer d’envoyer des mails à Florian (pseudo-webmaster). Brigitte, 45 minutes plus tard n’a toujours pas vu la couleur de sa boîte mail. Décidément les années passent mais on a toujours autant de mal à communiquer. On rentre à l’hôtel pour préparer les entretiens d’évaluation du projet avec les services à Dargo. Relecture du projet initial, de l’évaluation année 1, et du travail d’Eva sur les indicateurs.

Léa, nommée Roseline de la mission, fait les comptes.
Nous travaillons jusqu’à 20h et ensuite repas au resto d’à côté avec Benjamin. Vive le steak frites. Il est 22h30, le texte de la journée est fini, on réveille Thomas pour insérer les photos. Et non, la journée n’était pas finie, nous entamons une nuit de galère avec l’arrivée de jeunes (30 ans) en phase 1 de la possibilité de réinsertion. Machin cherche Bidule qui cherche l’autre qui cherche Chose qui ne trouve pas Machin. Peut être est ce dans la chambre de Brigitte ? Oups non ! Mais ils vont réessayer encore 4 fois pour être bien sûr.

Jeudi 25 janvier :
Réveil à 5h (soit 30 minutes avant le Muizin), Machin, 3 grammes dans chaque bras, a trouvé Chose qui s’occupe d’une fille. Est-il dans la chambre à Brigitte ? Brigitte s’est mis du coton dans les oreilles, Léa a écouté son lecteur mp3 et Thomas a écouté le flash RFI de 6h.

A 7h30, au petit déjeuner, nous faisons connaissance de nos camarades de nuit qui nous ont allégrement ôté 5 heures de sommeil. Nous ne sommes pas très gentils avec les éducateurs quand ils nous demandent s’ils n’ont pas fait trop de bruit.

A 8h, Thomas part pour l’Union Européenne afin de récupérer, des ballons, tee-shirts, casquettes et drapeaux pour la fête de Dargo. La chargée de communication en profite pour valider le dossier de presse et le transmettre à la secrétaire à la communication du SPB. Pendant ce temps, Brigitte et Léa préparent les valises. Brigitte paie l’hôtel pendant que Léa visite l’atelier de batiks sur le toit.



10h, départ pour Dargo avec la sono pour samedi et son technicien. Arrêt dans une supérette à Ouaga pour des petits achats pratiques (on trouve absolument tout ce dont un européen a besoin s’il a le mal du pays ou s’il a oublié son dentifrice). Récupération d’une partie de la nuit pour Léa.

12h, nous retrouvons Djara à Koupéla. 1 heure ensemble pour manger, échanger les nouvelles et lui offrir l’orgue de la part d’un couple de parrains. Il est ému et extrêmement heureux. Premier pipi de Léa dans un trou.

Nous quittons le goudron pour deux heures de poussière de latérite qui nous a transformé en peaux rouges crados à Dargo. A l’arrivée, Jean (président du comité de gestion villageois) nous accueille. Nous allons directement poser la sono, son technicien et les lots pour la fête. Nous faisons un geste historique : nous tournons le robinet à Dargo !
Nous entamons les visites d’évaluation avec le CEBNF (Centre d’Education de Base Non Formelle). Nous échangeons sur leurs besoins et nous leur laissons la feuille d’évaluation que nous avons préparée. Nous rencontrons ensuite l’infirmier chef du Centre de Santé. Il est extrêmement réactif et propose d’entamer tout de suite les sensibilisations sur l’utilisation de l’eau, la nutrition et les maladies diarrhéiques. Nous allons ensuite au château d’eau où le comité de gestion s’active pour préparer la fête de samedi. C’est à cette occasion que nous rencontrons le 5ème préfet de Dargo depuis le début du projet. Les installations sont belles, bien faites et de bonne qualité.

A 17h, nous repartons sur Boulsa. Nous sommes accueillis à l’association Nasongdo par la toujours jolie sœur Pascaline. Le progrès arrive en flèche à Boulsa : l’internet à haut débit est arrivé. Charles arrive et dîne avec nous. En soirée rédaction du rapport. Impressions de Léa sur Dargo : « C’est plus grand et moins pauvre que ce que je pensais. Je me débrouille comme je peux dans un univers que je ne connais pas. J’attends de voir demain ».

mercredi 24 janvier 2007

Nouvelles du 24 janvier

Lundi 22 janvier : Dès 8h30, à la Fédé, le casse tête des valises commence : chaque bagage doit faire 23 kg. Nous échangeons 3 Tee-shirts contre 2 litres d’eau de Cologne mais nous y arrivons.

Arrivée sur l’aéroport de Ouagadougou qui n’est pas beaucoup plus gros que l’avion se dit Léa. Ce n’est pas la grosse chaleur et aucun problème rencontré avec les formalités et la douane. A l’arrivée, Joseph (chargé de projet à Dargo), Benjamin (un ami chauffeur) et Bernadette (du Bureau du SPB) nous attendent. Fatigué du voyage et 66 cl de bière dans l’estomac, nous partons nous coucher.

Mardi 23 janvier : La journée commence de bonne heure, petit dèj à 7h30. Léa, bien que levée à cette heure ne sera avec nous qu’une heure plus tard comme tous les matins nous a t elle prévenus.

Thomas et Brigitte : Nous avons rendez vous à 9h avec le chargé des projets de développement rural à la délégation Union Européenne en compagnie de Joseph. Nous échangeons sur le projet et sur son état d’avancement. Il nous presse pour déclencher l’évaluation et rendre le rapport deuxième année. Nous parlons ensuite de l’inauguration de samedi et de la présence de l’Union Européenne (UE) comme principal bailleur. Il sera présent, peut être avec un supérieur. L’Union Européenne nous met à disposition des drapeaux et des lots et va faire fonctionner son réseau de journalistes. Nous nous chargeons de préparer le dossier de presse. Nous allons ensuite changer nos euros en CFA et comme d’habitude, deux millionnaires sortent de la banque.

Pendant ce temps, Léa fait du tourisme avec Benjamin… pour le projet Varennes bien sûr ! En fait, Léa prépare le voyage d’un groupe d’une douzaine de jeunes de Varennes sur Seine pendant les vacances de la Toussaint 2007. Au programme, change d’argent, visite des deux barrages, visite du Parc Urbain avec sa petite ménagerie, tour de ville dont Ouaga 2000 et le village artisanal (pour les connaisseurs c’est à côté du SIAO). Premières impressions de Ouaga : « Je pensais que ça allait être plus dur le changement de modes de vie, mais ça va. Il faut dire que j’ai aussi beaucoup voyagé.». Bilan des visites : Le tour de ville est intéressant avec les différences entre Ouaga 2000 et le reste de la ville ; voir aussi les barrages. Le Village artisanal est à visiter pour voir travailler les artisans et discuter avec eux. Le parc urbain pourrait être remplacé par le parc animalier de Ziniaré et/ou la mare aux crocodiles de Bassoulé.



De retour à l’hôtel tous les trois, nous répartissons les valises entre ce qui va à Dargo et ce qui va à Fada. Petite heure pour déjeuner sur le goudron (spaghettis bolognaises et SOBBRA [bière sobébra] pour tout le monde). Après une demi heure de sieste, nous faisons le dossier de presse pour samedi et nous préparons la réunion avec le bureau du SPB prévue à 18 h. Après les échanges informels, nous entrons dans le vif du sujet : le projet Dargo. Le SPB a formé un comité pour suivre le projet C’est ce comité qui va être notre interlocuteur. Le SPB souhaite continuer sa collaboration avec le SPF et le projet d’autant que celui ci est presque terminé et que toutes les grosses dépenses ont été faites. Nous allons voir ensemble le circuit financier à venir. Nous décidons d’une réunion de travail. Nous avons re-précisé l’importance d’une gestion rigoureuse et conforme aux engagements pris sur ce projet. Les amis du SPB en sont convaincus eux aussi.

La réunion se termine à 20h30 et la délégation se retrouve au restaurant pour un dîner fort sympathique (poulet grillé, frites, haricots verts, salade composée, steack) à l’eau.

lundi 22 janvier 2007

Départ de la mission

Tout est prêt, nous évitons les excédents de bagages au gramme près. Ouf ! Pour ce qui est du programme de la mission, Brigitte et Thomas sont chargé de rédiger le rapport pour l'union européenne donc de faire le point avec les pièces comptables, les avancées... Léa, quant à elle, devra préparer l'arrivée du futur voyage solidaire des jeunes de Varennes sur Seine qui aura lieu en novembre prochain. Elle va aussi mettre en place des support d'éducation au développement pour les interventions en milieu scolaire. Le pic du voyage se déroulera samedi prochain avec l'inauguration du château d'eau. Nous vous enverrons des nouvelles régulièrement dès que les connexions seront possibles.