Blog du Secours Populaire de Seine & Marne

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mercredi 23 novembre 2005

Les Pères Noël verts sur les starting blocks

Ca y est, l'équipe est fin prête à débuter sa tournée.

mardi 8 novembre 2005

Mardi 8 novembre 2005

Thomas étant tout seul, il lui apparait ridicule de parler de lui à la 3ème personne. Il prend donc la décision à l’unanimité d’écrire « je ».
Donc je rédige le compte rendu de la veille avant d’aller à l’ouverture des plis qui a lieu à 10h. Avant cet évènement, je rappelle les Caisses populaires de Koupéla pour être sur que la directrice pourra me recevoir le mardi 15. Elle dit qu’elle est invitée à je ne sais quoi et qu’elle ne pourra être là. J’insiste très fort et elle me dit de rappeler dans 10 min. Elle m’informe que nous pouvons faire ces démarches au siège à Ouaga. J’appelle Ouaga et à partir de là, c’est le bonheur, le Directeur du Réseau et du Développement accèpte de nous recevoir le soir même à 17h après sa formation. Excellente nouvelle.

A l'ouverture des plis , Sont présents Joseph(Chargé de Projet), Alphonse Benao (Secrétaire Général du SPB), Jean Zidouemba (Président du Comité de Gestion), un technicien spécialisé (chemisette rouge), un autre représentant de Dargo ( ?) et thomas Marinier (représentant le SPF).
Deux plis sont en concurrence. Vous pourrez trouver dès mon retour les critères de l’appel d’offre restreint et les deux propositions (Pièces administratives, proposition technique et proposition financière). C’est AC OR BURKINA qui a obtenu le marché. Nous avons le droit à une détaxe automatique en raison de l’accord cadre qui lie l’Etat burkinabé et l’Union européenne à travers tous les projets qu’elle soutient. Prix de cette tranche : 32.237.775 fCFA soit 49146 € (pile poil le budget). Une Notification de marché a été lancée. Nous comptons visiter l’entreprise avant mon départ.

Vers 13h30, je vais manger avec Abel Zidouemba, le Secrétaire général des ressortissants de Dargo. Je lui parle de notre souhait que son association participe à la demande de TV + satellite émise par les jeunes de Dargo. Il prend son portable et réuni 100% du bureau pour 15h30 ; ça c’est du dynamisme ! A 15h30, tout le bureau est présent. Malheureusement, l’association des ressortissants de Dargo a été très sollicité lors de la difficile période d'avant récolte. Ils se sont aussi engagés dans les salaires de plusieurs professeurs manquant au collège de Dargo. Ils n'excluent pas de nous aider en 2006 quand ils se seront reconsolidés. Jean Zidouemba profite de sa venue à Ouaga pour assister à la réunion avec les Caisses populaires.Augustine passe nous chercher et à 17h, nous rencontrons 2 personnes souriantes, dynamiques et très efficaces. Awa Koulibali (Chef de service du projet d’appui et des relations avec les partenaires) et Saïdou Ouedraogo (Directeur général du réseau et Développement). Nous sommes d’accord sur les conditions. Pour résumer : les groupements les plus faibles (ce sont les caisses populaires qui jugent) pourront n’avoir que 10% d’apport (au lieu de 20%) au premier crédit, 15% au second et se débrouilleront seuls au troisième. Nous avons inclus une close de genre. Les groupements féminins les plus faibles pourront n’apporter que 5% au premier crédit (puis comme les autres pour la suite : 10%, puis 15%, puis la totalité). Madame Koulibali édite des convention standard demain matin et elle tente de faire revenir la directrice de Koupéla (elle est à Bobo) pour vendredi après midi. Il manque sa signature.

La journée s'achève. Je sors voir des amis sur Ouaga.

lundi 7 novembre 2005

Lundi 7 novembre 2005

Départ vers le SPB où nous espérons rencontrer Augustine afin de l’informer des questions que nous poserons à la réunion de bureau du soir. A part Olga, personne n’est présent. Elle nous informe que le rendez-vous du vendredi avec les caisses populaires est impossible, la directrice n’étant pas là. Nous travaillons un peu sur le rapport à l'Union européenne et Jean écrit quelques cartes. On tue le temps.

Le midi est entièrement consacré à la préparation de la valise de Jean. A 14h, Thomas va vérifier si le délégué de l’Union Européenne à pu se libérer pour voir le projet à Dargo. Il s’excuse mais son emploi du temps ne lui permet pas, à son grand regret, de venir. Mais il attend une invitation d’Augustine pour janvier prochain.
A 15h, nous prenons un taxi pour pré enregistrer les bagages de Jean.
A 18h, 18h30, les membres du bureau du SPF commencent à arriver. Nous profitons de cette réunion pour dresser un bilan de l'action à Dargo après la première année officielle. Malgré quelques difficultés comme les micro crédits et le forage, nous nous engageons à tout faire pour travailler en transparence pour la population de Dardo.
Après une boisson gazéifiée rafraîchissante, Jean attrape son avion et Thomas rentre à l’auberge. Il discute 1 heure avec Anne (la stagiaire du SPF) avant d’aller se coucher.

dimanche 6 novembre 2005

Dimanche 6 novembre 2005

Le matin, nous mettons à jour ce présent rapport avant de faire le point pour aborder la réunion de lundi (avec le bureau du SPB). Ensuite, nous faisons une estimation des objets à acheter l’après midi.

C’est dimanche, pour le repas, Jean paye son restaurant de luxe : le Verdoyant… sans commentaire tellement c’était bon !

Juste après, vers 14h, nous entamons une expédition : l’achat des objets que nous avions ciblés. C’est une véritable émeute. Après 1 heure de négociation, nous repartons épuisés avec les objets désirés aux prix souhaité. C’est du sport, mais il faudra bien alimenter les initiatives de Noël.

De retour à l’auberge, nous faisons l’inventaire des objets et nous nous reposons enfin. La trêve dominicale est bien courte.

samedi 5 novembre 2005

Samedi 5 novembre 2005

Avant de repartir sur Ouaga, nous sommes invités à boire un verre chez Djara avec sa famille. Sur la route, nous déposons Djara à Koupéla et arrivons pour le repas à Ouaga. Nous ne trouvons que du poulet grillé à manger à la main en compagnie d’une nuée de mouches.

Premiers achats d’artisanat en compagnie d’Anne au SIAO (Salon international de l’artisanat). Bilan des emplettes, des bracelets Peulhs, les paniers tressés… Nous rencontrons Janine Château (responsable de l’antenne de Villeparisis) en compagnie de son frère (responsable Santé à l’UMOA).
Nous rentrons à l’hôtel et restituons le véhicule en félicitant Amado de nous avoir conduit prudemment et à bon port. Nous lui avons laissé un cadeau pour arrondir ses fins de mois.

Après dîner, Joseph nous a rendu visite. L'ouverture l’ouverture des propositions d’appel d’offre pour la deuxième phase du chateau d'eau aura bien lieu mardi en présence de Christophe (secrétaire de la préfecture de Dargo) et Jean (président du comité de gestion) et Thomas.

vendredi 4 novembre 2005

Vendredi 4 novembre 2005

A 8h, nous avions rendez-vous avec le bureau des orphelins. Tout le monde s'encourage pour les activités. Nous expliquons bien la différence entre les actions du Secours populaire sur Fada et celle de Tamayé

Enfin, nous allons chercher deux orphelins qui nous montrent dans quelles conditions ils vivent.

C’est dans ces moments là que l’on se rend compte de tout le travail fait par Têebo et surtout le travail qu’il reste à faire.
A midi, nous rédigeons le mail qui va permettre une mise à jour du blog…
L’après midi est entièrement consacré au change d’argent et à l’envoi de mails.
Le soir, nous visitons le marché central de Fada. Repas et dodo.

jeudi 3 novembre 2005

Jeudi 3 novembre 2005

Départ pour Koupéla en priant pour que nos pneumatiques tiennent. Surprise à Koupéla, c’est l’arrivée d’une étape du Tour du Faso. Manque de chance, c’est un jour férié (fin du Ramadan), et personne pour réparer nos pneus.
C’est sur la route entre Koupéla et Fada que nous croisons la fameuse caravane et les forçats de la route et de la piste sous 35°C.

Arrivés à Fada, nous sommes logés à la SIM (une sorte de mission protestante tenue par des américains). Pour le repas, tout est fermé sauf un restaurant chic qui nous fait bien plaisir (salade de concombre et steak frites).
Vers 15h, Djara nous amène au local de Têebo. Nous faisons le tour des 10 parcelles. Les quelques arbres plantés par les jeunes partis à l’été 2004 commencent à être hauts.

Djara dit que pour Têebo, les priorités sont : son logement à proximité et un forage. Ces réalisations aideraient l’activité de Têebo.
Ensuite, le Dr TRAORE nous rejoint pour nous parler de l’action en faveur des malades du Sida à Fada. Il va être affecté dès le début de l’année prochaine à Ouaga mais il nous assure que ce projet pourra se poursuivre car tous ses confrères sont au parfum et sont prêts à continuer l’action. Avec 300 € le SPF a permis à une quinzaine de malades indigents d’avoir accès à la trithérapie (le traitement étant à payer au début et l’action sociale prenant le relais après).
Jean donne des médicaments et des préservatifs à l’hôpital. Thomas lui demande quels types de médicaments il est possible de trouver sur place et quels sont leurs prix. Il répond que la CAMEG (industrie des médicaments génériques) ne fait pas de bons antalgiques, d’anti-péritique, d’anti-diarrhéiques et des pansements gastriques.

mercredi 2 novembre 2005

mercredi 2 novembre 2005

6h00 : Réveil et départ pour Dargo.
Nous déposons le vélo de Joséphine pour lui offrir mais nous apprenons qu’elle est partie en formation à Ouaga. Joseph nous enverra les photos. A la préfecture, Christophe (secrétaire de préfecture) nous annonce que le préfet est en réunion à Korsimogo. Nous lui remettrons un courrier à propos du titre de propriété du terrain qui devait nous obtenir.
Christophe nous annonce que les élections municipales à Dargo auront lieues le 12 février 2006. Beaucoup de choses risquent de changer après cette élection. Nous suivrons ces évolutions avec beaucoup d’attention.
Ensuite, visite du Centre communautaire construit par le Secours populaire. Jean éprouve d’excellentes impressions en voyant les résultats. Le réseau électrique est câblé, nous n’attendons plus que les capteurs solaires. La salle de réunion, le bureau du chargé de projet, les 3 ateliers, la maison du Cahragé de projet et les WC sont réalisés (voir photos). Il ne reste plus que l’accès handicapé à la salle de réunion.

Des plantations ont été faites par Joseph, les villageois jeunes et anciens (eucalyptus, manguiers et mini baobab) pour un futur parc ombragé. Ensuite, nous avons découvert le trou du forage en attente de la construction du château d’eau, des canalisations vers le village et de la motopompe solaire. A 11h, nous avons vu le major (responsable du centre de santé). Il va présenter à Joseph un projet de sensibilisations (hygiène et assainissement, étalement des naissances, ou l’intérêt des consultations prénatales). Jean lui a remis des médicaments.

Il est 12h, il fait 35°C à l’ombre et nous attendons toujours les membres du Comité de gestion pour la réunion prévue à 11h… c’est ça l’heure africaine.
Ils sortent enfin de leur formation.
Nous expliquons la situation pour les micro-crédits et le forage. Ils disent que les micro-crédits restent prioritaires et urgents. Nous avons dit que nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour que dans un délai de 2 semaines, nous ayons déjà une réponse positive à leur donner.
Pour ce qui est du logement des instituteurs, ils ont rappelé que, malgré des constructions prévues par l’Etat, le besoin d’un logement supplémentaire était indispensable. Le comité de gestion, Joseph et l’association des parents d’élèves vont réaliser ce logement avec les fonds prévu. Ils participeront bénévolement à la construction et à l’apport des agrégats.
Le comité de gestion tient réellement à obtenir une TV et une parabole pour animer le centre communautaire et surtout pour les jeunes. En ce qui concerne l’ambulance, nous nous sommes réengagé pour qu'en 2006, une ambulance roule sur Dargo.

Après un repas commun (riz-sauce) rapide, nous avons rendez-vous avec le directeur du collège pour le jumelage avec Vaux le Pénil. Il a sélectionné 14 élèves (les 3 premiers de chaque classe d’age) pour correspondre avec les pénivauxois.
Nous avons regretté de ne pas trouver Joséphine mais Joseph prendra les photos avec son nouveau vélo.
De retour sur Boulsa, nous vous envoyons le premier mail de l’association NASONGDO.

Le soir, nous avons été invité à partager un repas avec Andréa (la missionnaire Suisse).

mardi 1 novembre 2005

Mardi 1er novembre

Réveillés à 5h30 par les cloches de la cathédrale (messe de Toussaint et férié dans le pays), nous entreprenons notre premier tour de la capitale « à la fraîche ».
A 8h30, nous rencontrons Jacques Marchal (de la fédération de Belfort). Echanges d’expériences et des dernières nouvelles utiles pour notre séjour.
A 9h00, réunion de mise au point avec Joseph et Augustine à propos des éléments importants qui ont pris du retard. Etablissement du programme du séjour. Nous avons pris rendez-vous avec le bureau du Secours populaire burkinabé (SPB) lundi 7 novembre.
Joseph nous a trouvé un véhicule 4x4 climatisé pour pas trop cher qui nous transportera à Dargo et à Fada. Augustine nous a proposée de nous changer nos euros car toutes les banques étaient fermée (Toussaint). Vers 11h, pendant que Joseph achetait le vélo pour Joséphine (la secrétaire du Comité de Gestion du Projet Dargo), nous avons discuté avec Anne Schoentgen, une stagiaire du Secours populaire à Ouaga depuis 3 mois.
14h : départ pour Boulsa.
A peine arrivés, nous allons voir Andréa, une Suisse présente à la Cité des enfants depuis 2 ans et demi. Nous lui offrons un camembert plus qu’à point.
18h : Nous prenons place dans nos cases pour la nuit. Juste le temps de déguster un repas local qui n’est pas du riz-sauce mais un ragoût d’igname au poulet. Dodo à 21h.