Blog du Secours Populaire de Seine & Marne

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lundi 8 février 2010

Mission Haïti Février

Mercredi 4 - Jeudi 5 Février 2010

Avec Prodeva, nous avons pu visiter le camp de personnes sinistrées de Tisavan, près de Canapé vert et Debussy, et rencontrer les responsables des comités de quartier qui se sont mis en place rapidement pour que la gestion des camps se passe sans encombre. Les gens sont abrités sous des bâches tenues par des pics ou bâtons ou au mieux de la tôle ondulée. C’est dans un de ces trois camps que les bouillons traditionnels sont distribués par Prodeva grâce au financement du SPF. Après discussion avec Obed et les comités de quartier, décision a été prise de poursuivre la distribution de bouillons et de menus plus variés plutôt que de lancer les cantines populaires. En effet, nos partenaires n’ont pas trouvé opportun de demander une participation aux sinistrés si minime soit elle, car plus personne n’a de ressource. Par ailleurs dans ces camps, des problèmes d’hygiène se font sentir, les besoins médicaux et en accompagnement psychologique deviennent de plus en plus nécessaires. Autre point abordé avec Prodeva, qui souligne ne pas être un urgentiste et ne s’occupera des bouillons que temporairement, un projet de développement à plus long termes de séchage des mangues et des légumes avec les coopératives agricoles pour améliorer leur niveau de vie. Obed doit nous fournir un projet détaillé.

Avec Concert-Action, nous sommes descendus dans la région des Palmes pour visiter leurs centres de santé et de formation dans ces zones très enclavées et isolées de l’aide humanitaire, ainsi que leur réalisation en matière de génie civil (drainage des eaux, protection contre les éboulements et glissement de terrains). Dans leurs installations, Concert-Action héberge en outre provisoirement les villageois sinistrés dont les maisons se sont effondrées. Il a été convenu avec eux un soutien immédiat pour une aide alimentaire à ces personnes hébergées durant un mois et une aide au dispensaire pour l’achat de médicaments pendant deux mois. Par ailleurs, nous avons constaté les dégâts sur deux écoles de la région : elles sont complètement effondrées et la classe ne pourra pas reprendre avant longtemps. Il a donc été évoqué avec Concert-action la possibilité de participer à la reconstruction d’une de ces écoles. Eventuellement aussi les pistes afin que ces lieux deviennent un peu plus accessibles.

Nous avons visité aussi deux crèches-orphelinats, le premier, Nid-d’espoir, a été endommagé (fissures importantes) et l’étage de la bâtisse n’est plus habitable. La vingtaine d’enfants loge désormais au rez de chaussée et dans la cour, sous une tente. Les prix des produits de première nécessité ayant fortement augmenté, il a été convenu d’une aide alimentaire d’un mois. Le deuxième, Notre dame de la nativité a été particulièrement affecté (cinquante huit enfants sont morts dans le séisme et les corps n’ont pas encore été sortis des décombres ; il y a aussi beaucoup de blessés). Une aide pour l’achat de produits d’hygiène (couche et draps) a aussi été convenue.

Aujourd’hui vendredi, nous rencontrons les petits frères de sainte Thérèse et visitons l’orphelinat des sœurs de la sagesse. En revanche, les tentes n’arrivant que dimanche après-midi, nous ne pourrons être présents pour la réception et Concert-Action s’en chargera.

jeudi 4 février 2010

Mission Haïti Février

Beaucoup de difficultés, Lundi pour rejoindre Port-au-Prince Mardi dans la matinée, la mission a pu rencontrer Anthony Eyma de Concert-action et le frère Lozama de la congrégation des petits frères de Sainte-Thérèse. Par ailleurs, rendez-vous est pris pour demain mercredi à 8h30 avec Gina d’Ally Télémaque, directrice de l’orphelinat indiqué par notre partenaire Ferrero et Obed de Prodéva.

Il est convenu que les trois organismes se répartiront le stock de 422 tentes qui arrivaient samedi. Il a déjà été convenu aussi que dix des grandes tentes de 18 m² iraient à Concert-action pour remplacer les locaux du centre de santé qui a gravement été endommagé. Rapidement, Anthony nous fera aussi le descriptif chiffré d’un projet qui concernerait la reconstruction d’une ou deux écoles qui ont été détruites dans la région des Palmes et Delatte.

Notre installation dans les jardins de la residence de l'ambassadeur de france en Haiti, en plein coeur de Port-au-Prince et de sa partie la plus devastee. Cest le lieu d'hebergement et de coordination des ONG, militaires et pompiers francais.

mardi 26 janvier 2010

Mission Dargo 3

Lundi 25 janvier

Ce matin à la fraîche (23°), Brigitte et moi partons choisir des objets de l’artisanat burkinabé dont la vente aidera au financement du projet à Dargo. Après quelques instants d’attente sur le goudron, un taxi s’arrête, nous lui indiquons notre adresse de destination : prés de la BIB siège ( il faut comprendre près du siège de la Banque internationale burkinabé) et à côté du canal . Le chauffeur semble connaître et nous traversons Ouaga rapidement. Issa, notre négociant,nous attend et nous voilà parties visiter toutes les échoppes de 9h à 12h, ça et là nous choisissons des objets qu’issa fait mettre de coté. Au bout de deux heures, nous ne savons plus ou nous en sommes de notre choix (masques, statuettes, sacs, bijoux, tissus…) et nous commençons à fatiguer mais il nous faut continuer car Issa, revendeur sur ce marché, se doit de nous faire entrer dans chaque boutique. Enfin nous arrivons dans la sienne où nous choisissons quelques objets et bijoux et nous lui proposons d’aller boire quelque chose. Nous nous installons au jardin qui est un lieu calme à l’écart de la poussière du marché et dans la verdure. Nous en profitons pour nous restaurer, Brigitte prend un poulet Yassah et moi une salade puis nous partons au village des artisans qui est un endroit bien organisé où nous pouvons circuler sous des galeries à l’abri du soleil. Nous ne rencontrons dans les allées que des nasaras (blancs) et nous achetons quelques objets puis nous nous rendons à la boutique, les prix y sont très élevés, c’est un endroit pour touristes.

Retour à l’hôtel où nous prenons le temps de boire un jus de mangue avec de l’eau, il fait vraiment très soif, nous pensons aussi qu’il fait plus chaud (36° à l’ombre à 17h), Issa arrive à 17h30 avec un nombre impressionnant de sacs, nous nous installons dans la partie restaurant de l’hôtel, il déballe petit à petit ses sacs, Brigitte note sur l’ordinateur les objets retenus ainsi que le prix et le nombre. Le patron de l’hôtel intervient car il va être l’heure du repas et nous gênons le passage, nous nous replions dans la chambre de Brigitte et arrive le choix des bijoux, Issa n’en finit plus d’ouvrir ses petits paquets puis nous passons aux pagnes et derniers objets, nous n’en pouvons plus, les achats sont terminés, Issa remballe les quelques objets que nous n’avons pas pris, il est 20h45. Brigitte propose d’aller dîner, nous prenons le temps de prendre une douche avant le repas car la poussière s’est bien incrustée sur nous. Il est 22h30 lorsque nous sortons du restaurant, il n’y a plus grand monde dans les rues, il est temps d’aller nous reposer.

dimanche 24 janvier 2010

Mission Dargo 3

Vendredi 22 janvier

Nous profitons du calme et de la fraîcheur à l’hôtel Zem Batik pour poursuivre la rédaction de nos comptes rendus. A 10h nous revoyons Mr BATIONO, chargé de mission au cefcod. Nous lui faisons un compte rendu de notre mission à Dargo de nos impressions positives sur le travail de l’association Nazongdzonga. La sensibilisation à l’eau saine a été faite sur 1550 personnes ainsi que les différentes formations (alphabétisation du responsable de Nazongdzonga, formation en informatique, formation à la gestion). Nous lui commandons l’évaluation demandée sur le projet de la Francophonie tout en lui disant que nous ne pouvons pas encore nous engager sur la somme étant donné que nous attendons le feu vert de la Francophonie à Paris pour insérer dans le projet cette évaluation faite hors délai. Nous l’informerons de notre décision le plus rapidement possible car l’évaluation doit être faite dans un délai très court. Après notre entrevue, nous recevons un appel téléphonique de Mr Guégdébé qui avait été mis au courant de notre problème par le Secrétaire général de la Francophonie M Konaté , que nous avions rencontré à Ouagadougou. La réponse est positive, Mr Guégdébé nous dit être très content du projet Francophonie, qui a été mené à son terme. Il estime donc que nous pouvons faire réaliser l’évaluation finale hors projet.

Après un rapide repas pris sur le goudron (au bord de la route goudronnée), nous reprenons notre travail de rédaction et à 15h Joseph vient nous chercher avec un taxi loué à la demie journée (5000FCFA = 7,5€) pour aller à nos différents rendez-vous et faire quelques courses personnelles mais nécessaires (pharmacie, rien de grave) Nous avons rendez vous à la caisse nationale de sécurité sociale où nous rencontrons le responsable chargé des cotisations retraites pour évoquer le problèmes des cotisations (juin décembre 2007) de Joseph qui n’ont pas été versées par le SPF burkinabé et qui ont entraîné des pénalités puis les cotisations 2008 que le SPF de Seine et Marne ne pouvait pas verser n’étant pas l’employeur. Après discussion, le chef de service propose que nous versions les cotisations de l’année 2008.

Deuxième rendez-vous : la Fédération des caisses populaires pour connaître les modalités et le prix d’un virement depuis la France. Ils vont nous envoyer les documents par internet. Nous prenons un peu d’argent au distributeur automatique, achetons la crème calmante pour la peau et nous filons vers la grande mosquée à la recherche d’une boutique, connue par Thomas, qui vend une crème de karité qu’il a l’habitude de rapporter pour des femmes en France. Heureusement que les Burkinabé sont serviables car au milieu de tous ces petits commerces, il ne nous a pas été facile de trouver cette boutique (maintenant nous avons un plan). Retour à l’hôtel ,bien poussiéreuses, après avoir respiré quelques bouffées de gaz d’échappement (à Ouaga on voit l’air qu’on respire…)

Samedi 23 janvier

Journée studieuse, après avoir réfléchi au problème des cotisations retraites de Joseph, nous avons décidé que le SPF devait lui régulariser l’année non payée. Il ne viendrait pas à l’idée des responsables de l’association SPF de salarier en France une personne sans la déclarer ni lui payer ses cotisations sociales. Nous avons compté l’argent restant et l’avons réparti en 4 : une somme d’argent pour la fin de mission La cotisation pour la retraite de Joseph La remise d’argent pour démarrer le projet de Pag la Zaka Une somme d’argent pour acheter des objets dont les bénéfices reviendront au projet à Dargo.

Après la séance financière, nous nous sommes replongées dans le rapport final de la Francophonie et le compte rendu des différentes réunions de travail que nous avons eu avec Pag la Zaka. A 16h30, nous avions terminé ce travail avec un petit arrêt pour le repas de midi dans un tout petit maquis (restaurant) ou nous avons mangé un très bon riz sauce + eau pour 1300FCFA (moins de 2€ pour nous deux). Il était trop tard pour aller au marché artisanal, nous avons fait une pose, la première depuis notre départ et le soir nous sommes allées manger un succulent poulet à l’ail avec de frites, un peu cher (8 800 FCFA soit 13€ pour 2) quelle folie !!!, demain nous serons plus raisonnables et retournerons au maquis pour 2€.

Dimanche 24 janvier

Ce matin nous devions aller au marché artisanal, c’est remis à ce soir. Nous reprenons nos relectures et finissons nos comptes rendus, blog…pour envoyer le tout aujourd’hui par Internet. Cet après midi nous avions rendez vous avec Joseph pour voir les dégâts causés par les inondations de septembre ainsi que quelques personnes aidées par l’aide d’urgence envoyée par la fédération du SPF de Seine et Marne et les comités Meaux et Pontault Combault. Nous avons d’abord rencontré un infirme dû à la poliomyélite, sa maison en banco a été totalement détruite et qui n’a pas assez d’argent pour reconstruire. Nous visitons ensuite trois autres familles qui ont eu une partie de leurs bâtiments détruits, pour l’une d’entre elle, l’association la Fijas a reconstruit vu l’urgence avec le financement SPF77. De très nombreuses familles ont tout perdu à Ouagadougou, certaines vivent encore sous les tentes, l’Etat intervient en leur donnant une parcelle et un peu d’argent pour débuter la construction.

Les familles les plus pauvres ne peuvent pas se payer de parpaing et reconstruisent en banco. Il faut savoir qu’on fabrique les briques de banco à partir de la boue séchée sans autre aditif comme la paille par exemple. Au contact de l’eau, qui monte dans les rues faute de pouvoir pénétrer rapidement dans le sol très sec, la base des maisons en banco se retransforme en boue. On voit cependant de plus en plus de maisons en parpaing construites par des fonctionnaires et commerçants, personnes qui peuvent obtenir des prêts. Vu l’heure tardive de la fin de notre visite, nous rentrons à l’hôtel. Nous nous proposons de lancer un appel pour aider M Kabore , infirme, à reconstruire sa maison.

samedi 23 janvier 2010

Mission Dargo 3

Mardi 19 janvier

Dès 9h +, nous retrouvons les femmes du bureau de Pag la Zaka pour construire le projet qui est de renforcer la banque de céréales . Il faut 1 sac de céréales de 100kg pour une famille de 10 personnes par mois, 1sac de mil coûte 13 000 FCFA soit 20€ et un sac de maïs coûte 18500FCFA. La banque vend les céréales à un prix social. 5 femmes sont présentes dont la présidente : Joséphine Bikienga, les autres arrivent peu à peu certaines avec leur bébé. 8 hommes sont présents car ils ont l’habitude d’appuyer les femmes dans leurs activités

Les femmes ont décidé de renforcer la banque de cérales par un projet d’engraissement de moutons ; les bénéfices de la vente iront à la banque de céréales , ce qui permettra d’acheter plus de grains. Elles construisent le projet entre elles en se posant et en répondant à des tas de questions : achat de moutons + des sacs de son + vaccination et engraissage et revente, qui fait quoi, comment…. Les femmes souhaitent avoir des formations : 2 personnes par groupement soit 32 femmes recevront une formation à la gestion et 25 auront une formation technique à l’élevage du mouton. Le projet va avoir des retombées économiques sur 600 femmes et leur famille mais aussi sur la population de Dargo. Nous abordons avec elles les problèmes de virement bancaire, elles ont un compte à la caisse populaire de Dargo, puis nous voyons les modalités de communication régulières entre la France et Dargo. La réflexion et la réactivité de ces femmes nous semble un atout pour la réalisation de ce premier projet qui va servir d’exercice pour monter un projet, d’ici la fin de l’année, avec un bailleur institutionnel ou privé. ( avec l’appui technique du SPF mais sans son financement).

Nous terminons la réunion en leur offrant des « sucreries » (boissons sucrées)

L’après midi nous rendons visite à l’école qui entretient une correspondance avec le Conseil municipal des enfants de Vaux le Pénil. C’est une école à 5 classes dont deux salles sont en soko (salle en paille recouvert d’un toit de paille) ; les élèves sont entre 48 (pour les CP1 et 2) et 72 élèves par classe. Ils étaient en plein travail et semblaient très sages comme le montre la photo. Nous rentrons à Boulsa et mettons le projet (narratif et financier) par écrit en tenant compte de toutes les réponses faites par les Femmes de Pag la Zaka

Mercredi 20 janvier

Avant notre réunion avec le bureau de Nazongdzanga, nous passons à la caisse populaire de Dargo pour connaître des possibilités de transfert d’argent à partir d’une banque française en choisissant la solution la moins onéreuse. Nous irons, en fait, au siège des caisses populaires à Ouagadougou pour obtenir les renseignements précis et documents à remplir. Nous retrouvons ensuite Jean, Tinda et Ernest trois principaux responsables du bureau de Nazongdzonga, il manque Joséphine qui s’est faite excusée. Nous abordons le sujet des recettes inférieures aux dépenses en salaires sans compter les réparations à venir. Il faut trouver des solutions car si l’association peut fonctionner l’année 2010 avec ses fonds de réserve, elle risque d’avoir des difficultés en 2011. Les membres du bureau proposent d’augmenter le prix de la barrique en le passant de 60FCFA à 80FCFA pour une barrique de 200l (pour comparaison une banane coûte 50FCFA et une bière 600FCFA) et de rémunérer les fontainiers en pourcentage des ventes pour les inciter à vendre plus. Il faut aussi poursuivre la sensibilisation à l’eu potable. En fin de matinée, nous avons été reçus par le maire Dargo qui a évoqué avec nous les problèmes de la commune en particulier celui des sacs plastiques qui est un fléau pour les animaux qui meurent étouffés en les mangeant. Il nous parle aussi du problème scolaire lié au fait qu’il n’y ait pas de lycée à Dargo ce qui oblige les familles à envoyer leurs enfants à Boulsa (35km) en pension ce qui représente un coût trop élevé pour beaucoup de familles. Les enfants arrêtent souvent les études à la fin de la 3eme et sont sans métier. Le maire nous dit que sa commune est pauvre et qu’il compte sur des associations comme Nazongdzonga pour renflouer les finances en prélevant un pourcentage des bénéfices. Nous lui répondons que si l’association n’a pas assez d’argent pour payer de grosses réparations, lui prélever une cotisation risque de la mettre en difficulté. Il espère que ces problèmes d’argent ne sont que passagers ; Nous repartons avec un cadeau du maire : deux poulets que nous donnerons au restaurant le soir pour qu’il nous les prépare car nous avons deux invités : Tinda et Christophe le comptable de la mairie de Dargo.

L’après midi nous rencontrons, avec deux représentantes des femmes de Paz la Zaka, les responsables de la maison des femmes, association qui regroupe les femmes des 8 départements du Namentaga. Les activités de cette association sont l’apprentissage de métiers, l’alphabétisation, les manifestations diverses comme la journée de la femme. Nous faisons part du projet avec les femmes de Dargo et Chantal, membre de Paz la Zaka détaille le projet. L’association propose d’apporter, si nécessaire, une aide aux femmes de Dargo.

Jeudi 21 janvier

Dernière rencontre avec les femmes du bureau de Paz la Zaka (toutes ne sont pas présentes, il y a deux mariages à Dargo car le curé est de passage)

Tinda, qui nous a servi d’interprète tout au long des autres réunions, traduit en moré le projet initial, les femmes discutent point après point, demandent certaines modifications tant dans leur gestion de l’élevage que dans des aspects financiers. Elles choisiront en assemblée et en réunion de bureau les femmes, dans chaque groupement, qui prendront en charge un mouton et proposent que ces femmes soient rémunérées. Nous leur rappelons qu’il est essentiel qu’elles tiennent à jour leurs cahiers de réunion, les comptes rendus d’activité. Ces documents seront une preuve qu’elles sont capables de gérer un projet lors du montage du projet avec bailleur extérieur.

Brigitte est allée voir l’infirmier pour obtenir des renseignements chiffrés concernant la santé, ils sont à Boulsa mais l’infirmier lui confirme les progrès….. Nous prenons rendez-vous pour le mois de novembre et nous nous disons au revoir. Tinda nous emmène voir le buisson sacré pour faire un vœu et nous devons nous engager s’il réussit à acheter une chèvre à pelage rouge pour le sacrifice, nous voilà entrées dans les coutumes burkinabé…Brigitte a su que son vœu a réussi donc elle achètera une chèvre pour le sacrifice.

Nous prenons un dernier repas avec Jean, Tinda et Ernest, toutes les femmes sont parties aux mariages. Au cours de ce repas, ils nous apprennent qu’ils font de la solidarité en aidant des enfants à manger à la cantine, en payant leur scolarité, ils ont envoyé 5000FCFA pour soutenir les populations en détresse suites aux inondations catastrophiques de l’automne au Burkina Faso. Nous reprenons la route pour Ouagadougou où nous arrivons dans les embouteillages par 29° à 18h. Nous retrouvons avec plaisir un hôtel sans poussière, on a un peu l’impression de rentrer à la maison….

vendredi 22 janvier 2010

Mission Dargo 3

Samedi16 et dimanche 17 janvier

Après un départ à 7h du matin et une piste affreuse jusqu'à Pouytenga, nous sommes à Fada vers 9h30. Nous ne trouvons pas le chemin local de Teebo, téléphonons à Djara qui nous dit de nous installer à la mission protestante, petit havre de verdure où il nous rejoint rapidement. Nous lui posons plein de questions sur nos filleuls et sur la marche de l’association, il nous répond très à l’aise et avec une maîtrise des connaissances concernant les enfants parrainés. Nous partons pour le local en prenant une route goudronnée, premier changement nous en verrons d’autres à Fada, la ville bouge. Plusieurs filleuls nous attendent, nous visitons les nouveaux locaux qui sont très bien : une vaste salle, qui sert pour les réunions, les fêtes et regarder la télévision et deux petites salles, une qui accueillera les ordinateurs et l’autre déjà ouverte qui sert de bibliothèque où les filleuls peuvent venir emprunter des livres. L’après midi beaucoup de filleuls sont rassemblés dans la grande salle et nous accueillent, il y a beaucoup de petits nouveaux, quelques grands nous reconnaissent. Certains nous demandent des nouvelles de leurs parrains et marraines et nous expliquent où ils en sont dans leurs études.

Dimanche nous emmenons nos filleules et quelques autres au marché avec une pause restaurant car 3h de marché nous ont épuisées mais nos filles sont très contentes, en fin d’après midi nous les raccompagnons dans leur famille et allons dire au revoir à Djara chez lui où nous avons le plaisir de revoir sa femme et ses enfants Sosthène et Séphora.

Lundi 18 janvier

Départ 7H pour Dargo où nous attendent les femmes de « Pag la Zaka ». La réunion consiste à mieux connaître les activités des groupements de femmes. Il faut savoir que cette association, devenue coopérative agricole, comprend 16 groupements de 20 et 40 femmes chacun qui ont une ou plusieurs activités comme du maraîchage, de l’embouche, de la transformation de produits ou de la vente au marché. Ces groupements ont adhéré peu à peu depuis 1999 à l’association. Elle gère une banque de céréales qui permet aux femmes d’acheter moins cher que sur le marché. C’est cette banque que les femmes veulent pouvoir développer par des revenus issus d’une activité commune car leurs réserves en céréales ne sont pas suffisantes au moment de la soudure (avant les prochaines récoltes) surtout si la saison des pluies n’a pas permis suffisamment de récoltes.

L’après midi, nous devons voir le maire mais après une longue attente nous apprenons qu’il nous recevra mardi à 8h. Avant de quitter Dargo, nous nous arrêtons à la fête des « masques » qui sont des gens de Dargo dont personne ne connaît l’identité. Ils ont de grands bâtons et parfois frappent les spectateurs de leurs danses. Ils jettent aussi des sorts. De retour à Boulsa, nous préparons notre séance de travail avec les femmes en vue de la préparation du petit projet.

Mission Dargo 3

Jeudi 14 janvier

Départ avec Joseph pour Dargo via Boulsa où nous arrivons à 12h. après avoir déposé nos bagages aux «Cases Boulsa » et pris un en cas nous partons pour Dargo. Nous constatons le long de la piste que des lignes électriques ont été installées jusqu’à Dargo le progrès arrive…Nous sommes accueillies par les membres de Nazongdzonga. Après les salutations d’usage nous nous mettons rapidement au travail, nous faisons le point sur les documents comptables du projet de la Francophonie qui nous manquent pour le rapport final. Nous emportons le cahier de comptes pour vérification. Avant de partir nous expliquons le but de notre mission qui est d’aider l’association de femmes « Pag la Zaka » à monter un projet de développement dans le but de les rendre autonomes financièrement Avant de partir nous prenons rendez-vous pour vendredi matin avec le groupement de femmes et vendredi après midi avec l’association Nazongdzonga. Il faut absolument quitter Dargo avant la nuit car bien que la piste ait été rénovée, il n’est pas sûr de rouler la nuit.

Vendredi 15 janvier

Après une nuit fraîche à Boulsa, nous voilà reparties pour Dargo où nous attendent les femmes de « Pag la Zaka ». Nous nous réunissons dans leur local qui sert aussi de banque de céréales et nous expliquons notre projet. La présidente prend la parole pour dire que les femmes ont déjà réfléchi à un certain nombre de projets comme un moulin à grain, une presse à karité ou un centre de tissage et de teinturerie. Nous leur expliquons qu’elles commenceront par un petit projet peu onéreux avant d’en monter un plus ambitieux. Les femmes se mettent à discuter ensemble et semblent d’accord pour la presse à karité. Nous leur expliquons la démarche qui est qu’elles doivent préparer le projet, se doter des documents comptables et rencontrer de futurs bailleurs pour réaliser les projets. Elles sont d’accord, nous convenons de nous retrouver lundi et mardi prochain pour travailler ensemble.

Les deux associations nous offrent un repas et nous profitons de ce moment pour leur remettre quelques cadeaux dont des couteaux  « suisse ». Brigitte, comme le veut une coutume française leur demande une pièce de monnaie contre les couteaux pour éviter de couper l’amitié. En plus d’être invitées à manger , nous gagnons presque 1000FCFA… L’après midi nous reprenons notre travail avec les hommes de Nazongdzonga qui nous remettent des documents comptables et nous discutons de la vente de l’eau ayant constaté une baisse des rentrées depuis octobre, la réponse est simple, il y a eu tant d’abeilles que personne ne pouvait approcher des bornes fontaines. Il a fallu nettoyer le château d’eau ainsi que toutes les bornes.

Rentrées à Boulsa de bonne heure (17H), nous nous mettons rapidement au travail car un certain nombre de comptes rendus nous attendent. Vers 20h, nous allons prendre notre repas au restaurant de l’hôtel et ce soir le choix est limité et ne correspond pas vraiment aux goûts des « Nasara » (blancs), c’est tô : plat national burkinabé (sorte de polenta de mil avec une sauce) ou soupe avec poulet. Brigitte se lance et prend du tô qu’elle n’apprécie pas du tout, heureusement la bière + quelques petits gâteaux trouvés au fond de la valise nous permettent de poursuivre notre travail. Demain nous partons de bonne heure pour Fada où nous rencontrerons des filleuls de l’association Tamayé.

mercredi 13 janvier 2010

Mission Dargo 3

Petit historique des actions de la fédé de Seine et Marne sur Dargo :

Depuis 1999, le SPF est présent à Dargo ; d’abord avec les femmes qui ont créé une association : Pag la Zaka ( la femme est la maitresse chez elle) et mis en place un périmètre maraicher. On les a soutenues en finançant une banque de céréales et des achats de matériels. Puis est venu le temps d’un plus grand projet : celui de développement global de Dargo, en partenariat avec l’Union européenne ; qui a permis la construction d’un château d’eau , de 2 bornes fontaines, l’arrivée d’une ambulance, la construction de locaux avec électricité et groupes électrogènes, aide à la scolarisation. Le projet « francophonie » qui se termine s’est concrétisé par l’extension des bornes fontaines, des formations pour les villageois. Les objectifs de notre mission sont de finaliser ce projet et d’aider les groupements à mettre en place et à mener leurs projets de façon autonome.

Mardi 12 janvier 2010

Départ d’Orly par grand froid que nous avons conservé dans l’avion jusqu'à l’atterrissage, l’hôtesse a du distribuer aux passagers des couvertures. Après un premier atterrissage à Marseille et un vol sans problème nous avons enfin trouvé un peu de soleil et chaleur avec 36° à Ouagadougou. Joseph nous attendait avec le véhicule de location. Nous nous sommes rendus directement à l’hôtel Zem Batik où devant un verre de « sucrerie », nous avons revu avec Joseph notre programme de mercredi et avec le chauffeur celui de la semaine à venir.

Mercredi 13 janvier

Après un petit déjeuner à la fraîche (23°) nous avons rencontré deux personnes du Centre d’étude, de formation et de Conseil en Développement (cefcood) Cet organisme avait déjà effectué un travail en 2007 D’après eux, le projet de Dargo peut intéresser les autorités, en ce qui concerne la gestion de l’eau par l’association Nazondgzonga car il s’inscrit dans le programme de l’Etat burkinabé qui met en place des plans communaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement. Nous avons aussi demandé un devis au cefccod concernant la capacité des femmes du groupement « Pag la Zaka » à s’organiser pour mener à bien un projet de développement.

Cet après midi nous sommes allées faire le change à la banque, vu la commission prise par la première nous sommes passées en voir une deuxième puis nous avons acheté un téléphone portable burkinabé pour nous déplacer en province. Deuxième rendez-vous de la journée à 17h avec le Secrétaire général de la francophonie ; nous lui avons fait part du retard dans le rendu du rapport final et nous lui avons demandé d’intercéder en notre faveur Il nous a félicitées pour le travail fait , pour les actions menées auprès des populations locales tant sur la sensibilisation à l’eau potable que sur l’alphabétisation du responsable de Nazongdzonga qui est aujourd’hui un dirigeant local apprécié.

Nous terminons notre soirée autour d’un repas avec Joseph le chargé de projet de la Francophonie et sa femme et nous inaugurons le restaurant de l’hôtel.

mardi 10 février 2009

Jours 5 à 9

Vendredi 06 et samedi 07

Contrôle des factures, états comptables, relevés bancaires, carnets de chèques de Renaissance Trust (RT) de janvier 2006 à janvier 2009

Premier constat: l'Association Union des Indiens de France (UIF) qui devait participer à ce projet à hauteur de 20 000 euros n'a toujours pas versé un seul euro depuis Avril 2006.Le SPF a versé 143 310 euros (sur 175000 prévus à la convention).

Deuxième constat: depuis le dernier contrôle effectué en juin 2007, 565 opérations comptables ont les factures correspondantes, 17 factures manquantes sont à nous fournir avant notre départ.

Troisième constat: R.T n'a pas d'autre argent que les versements du SPF, ce qui pose la question de son autonomie à terme et de l'élaboration d'un budget 2009 avec des revenus devant provenir des activités (vente de lait, de poissons, de riz, des formations à la couture, des produits tels broderies, objets artisanaux,…

Analyse du "Progress report of project HOME FOR WIDOWS AND DESTITUTE" d'avril 2006 à janvier 2009 établi par Kannappane Nous faisons un document de 4 pages avec nos remarques sur les 15 activités mentionnées dans ce rapport et en remerciant Kannappane pour tous les documents qu'il nous a fournis et son travail très important.

Nous avons une première réunion de travail avec Kannappane et Saravanan

Dimanche 08

Remise du budget prévisionnel 2009 par Kannappane. Travail sur ce budget et préparation de la réunion du soir avec le Bureau de RT composé de 5 membres.

Nous remettons un document à chaque participant comme support et abordons les points suivants:

Les valeurs du SPF concernant la collecte des dons et moyens (illustration avec Convergence Don'Action), l'indépendance vis-à-vis des partis politiques et des religions, l'importance du partenariat pour la réussite d'un projet (Illustration avec les 155 projets menés dans 49 pays, 7 projets en Inde avec 6 partenaires différents)

Le budget et les relations avec l'UIF: importance d'avoir un budget prévisionnel qui servira de base au dernier versement du SPF avant la fin du projet prévue le 31 mars 2009, et de faire des prévisions sur 2010, 2011 et 2012 afin d'être autonome à terme Dans ce cadre, le SPF pourrait éventuellement accompagner ce développement "post urgence" Demande de rupture des relations de partenariat avec l'UIF qui n'a pas tenu ses engagements

Les activités réalisées et celles restant à réaliser

Les 4 membres de RT présents , après des discussions (pas toujours faciles en anglais!) ont été d'accord avec nos propositions

Lundi 9

Début de rédaction du rapport - Rencontre prévue avec le maire de Karaikal annulée cause élections – travail avec Kannappane en soirée

Mardi10

RV à la ferme à 9h"avec des élèves de BTS agricole du Lycée agricole Charles Battet – 10220 Saint Pouange –France, accompagnés de 2 professeurs de l'Université agricole de Karaikal Présentation du SPF, de RT, du projet, visite et invitation à rejoindre le SPF à leur retour en France!

vendredi 6 février 2009

Mission Inde jour 4

Jeudi 05/02

Journée et nuit au foyer Arrivée le matin après une ½ heure de marche depuis l’hôtel et accueil par les femmes et leurs enfants dont c’est le jour de repos hebdomadaire

Par rapport à la veille, ce n’est plus un foyer fermé mais une maison vivante. Rencontre individuelle de chaque femme et échange .

Confirmation des attentes de formation pour aller vers des activités couture (7) et agricoles (2) et une aide soignante. Confirmation également des 2 formatrices potentielles à la couture et la borderie Principale modification par rapport à la veille, la durée de séjour dans la maison est plus de 2 ans que de 1 an. Les entretiens avec les enfants montrent de bonnes conditions de scolarisation et sont très heureux d’être dans la maison avec leur mère Point avec Saravanan et Kannappan sur les questions budgétaires et évolutions du projet Les femmes participent aux travaux de la ferme et plus particulièrement à la traite des vaches.